dimanche 8 juin 2008
QOTSA @ Zénith de Strasbourg - 07.06.08.
Ce Zénith tout neuf (mais à moitié vide) accueille les Queens of the Stone Age qui en pleine tournée des festivals ont réussi a placé une date.
Du coup, tournée des festivals obligent, on peut redouter une setliste "bestof" calibrée pour les festivals. Mais bon, ceux qui redoutent cela sont ceux qui voient le groupe 3 fois par an depuis 3 ou 4 ans. En ce qui me concerne je ne l'ai ai pas vu depuis juillet 2005 (eurockéennes sur la tournée Lullabies To Paralyze), et la fois d'avant c'était en 2003 sur l'album précédent.
Bref, en ce qui me concerne, j'aurai forcement une setlist inédite.
Tradition des gros Apéros obligent, on loupe la première partie. On découvre alors que le Zenith a très mal évalué les capacités d'imbibation du public, puisqu'une queue interminable s'est formée devant l'unique buvette ouverte de la soirée.
Pas grave, on se rattrapera après le concert.
20h30 environ le concert commence, c'est tôt bordel !
Comme à chaque fois que je les vois, la formation évolue. La meuf aux claviers de la tournée 2005 a disparue.
Bien évidement, pas de retour non plus de Nick Oliveri ou de Mark Lanegan. On peut toujours rêver.
On a comme l'impression que le concert a du mal à se mettre en place, peut être un mauvais choix de titres ? Mais en fait non. Au contraire. On se rend vite compte de la progression que le groupe va instaurer.
Un début en douceur sur The Blood Is Love, puis un titre presque quelconque, avant de poser ensuite au fur et à mesure des Hanging Tree ou des Avon.
En gros, je leur souhaite d'être aussi bons au lit que sur scène, car ils savent sacrément bien faire monter la sauce.
Autre point très important du concert, pour une fois ils ne jouent pas trop vite. J'ai souvent l'impression sur les boots qu'on trouve sur youtube ou ailleurs, qu'ils jouent toujours trop vite, et bien, lá, j'ai l'impression que sur la majorité des titres joués (homris Little Sister), la cadence des albums était respectée.
Cependant, dans le même temps les solos ont été bien revisités par rapport aux albums.
A part celà, je me suis pris quelques grosses claques dans la soirée (sur In The Fade notament), avant de scotcher sur une fin de concert de concerts qui finissait à fond les manettes (Millionaire !)
Seul regret finalement, le très attendu No One Knows pour finir le concert.
Je crois vraiment qu'ils devraient le jouer + tôt.
Mais bon, on va pas se plaindre non plus, car au final, 1h40 de QOTSA ca passe vraiment trop vite, tellement c'est bon.
The blood is love
Turnin’ on the screw
Hanging tree
Burn the witch
Misfit love
Era Vulgaris
3’s & 7’s
Do it again
Avon
Suture up your future
In the fade
Little sister
Battery acid
Make it with Chu
I think I lost my headache
Sick sick sick
Go with the flow
You think I ain’t worth a dollar, but I feel like a millionaire
No one knows
dimanche 4 mai 2008
Nick Cave & The Bad Seeds - Marseille vs Paris
La dreamteam est de retour sous une formation différente.
Le 3-3-2 a été abandonné et remplacé par un 3-3 et demi.
Les # 10 – Nick Cave – et #7 – Warren Ellis se sont reconvertis en 9 et
demi, devenant ainsi de véritables électro libres, même si Nick Cave
garde son role de meneur de jeu. Ces repositionnements signifient en
fait les quasi disparition du violon et surtout du piano des tactiques
de l’équipe.
James Johnston ne figure plus sur la feuille de match, et Conway Savage (clavier) joue seulement par intermittence.
Bien entendu, le trio défensif rock imparable
batterie-bass-batterie a éte reconduit, tout comme le désormais vétéran
Mick Harvey.
Le match allé a eu lieu à Marseille, le 26.04.08. au Dock des Suds,
tandis que le match retour au Casino de Paris 3 jours plus tard.
Les grandes formations se doivent de pouvoir jouer sur tous les terrains.
Aussi bien dans une salle rock comme à Marseille (un entrepôt
reconverti en salle de concert) que dans une prestigieuse salle
parisienne.
Bien entendu, le son n’est pas le même. Il est vraiment parfait à
Paris, mais je pense que j’ai quasi préféré le son plus brut de
Marseille, qui convenait presque mieux aux compositions très rock du
dernier album. Night of the Lotus Eaters - qui ouvrait les 2 soirée – m’a ainsi paru bien plus percutant à Marseille. Et 1-0 pour Marseille.
Même sentiment, un peu plus tard avec Deanna que
j’ai trouvé bien meilleure à Marseille, et qui surtout arrivait me
semble t il trop tôt dans la soirée parisienne. En fait, l’ordre des
chansons me paraissait mieux choisi et surtout l’enchainement plus
fluide à Marseille. 2-0.
Mais Paris n’a pas dit son dernier mot . Si sur les morceaux les plus rocks Marseille l’emporte, sur les « classiques » comme The Ship Song ou même Red Right Hand, le son parfait de la salle parisienne faisait la différence. 2-1.
Autant on a trouvé la soirée rapide à Marseille, autant, à Paris
l’équipe se plait à jouer les prolongations. Quelques morceaux seront
joués en plus, dont Nobody's baby now ou Get Ready For Love, ce qui
nous laissera moins à la fin du match sur notre faim qu’à Marseille.
2-2.
Le seul morceau au piano de la soirée Marseillaise – le classique Into My Arms – a quant à lui été remplacé par Far From Me
! Oui ! Far From Me ! Bordel, il me semble bien que ca fait vraiment
longtemps que ce morceau n’a pas été joué, en tout cas c’était la
première fois que je le voyais ! 2-3. Et même 2-4 ! Bordel ! Paris
reprend l’avantage.
Le 12e homme aura eu un rôle déterminant dans ce match au sommet.
Et sur ce point, on aura eu une très nette victoire du public
marseillais. Certes on est encore loin des publics étrangers qui vivent
vraiment pour le foot … euh pour Nick Cave, mais autant le public
marseillais a été réceptif et réactif (malgré la chaleur à crever),
autant on a été gavé par des « on veut Ze Merci Site » à Paris. 3-4
Je me retrouvais avec une place en trop sur les bras à Paris. Du
coup, j’ai vraiment découvert ce qu’étaient ces connards de revendeurs
au black professionnels qui hantent les concerts de la capitale.
Heureusement, j’ai pu cette place juste avant le début de concert. 4-4
Si le public marseillais l’emporte, mes compagnons de concerts
auront été aussi accueillants à Paris qu’à Marseille. De même pour les
after et before vraiment tout aussi sympas. 5-5.
Reparlons un peu de ces soirées.
Pour conclure, j’aimerais souligner les prestations de Warren
Ellis. Ce qu’il est en train de faire dans les Bad Seeds est une
véritable révolution. Non seulement, il partage la vedette avec Nick
Cave sur les devants de la scène, lui qui avant n’était que le génial
violoniste au fond à droite, qu’on apercevait à peine. Mais en plus,
pour la première fois, un membre des Bad Seeds participe à ce point à
l’écrire. L’esprit ROCK du dernier album - Dig, Lazarus, Dig !!! –
c’est lui, la folie d’un We Call Upon The Author (ou même de
Grinderman) c’est lui.
Avant, Nick Cave faisait à lui seul minimun 90% de SES albums. Là,
il ne reconnaît en avoir fait que le tiers seul. Presque la moitié de
l’album aurait été faite par le duo Cave/Ellis.
Cette complicité avec Warren change incroyablement aussi le
groupe. Du coup, on découvre un Nick Cave très décontracté et surtout
blagueur, n’hésitant pas à revenir en teeshirt pour les rappels pour
être encore plus à l’aise.
Cependant, la prestation du « nouveau » Warren m’a paru encore plus convaincante à Marseille. La mayonnaise de We Call Upon The Author a par exemple bien mieux pris la bas.
C’est peut etre aussi pour ca, que j’ai trouvé le concert de Marseille
bien plus rock (et celui de Paris un peu plus « Bad Seeds ») 6-5
Très courte victoire de Marseille finalement dans ce derby.
Surement parce que j’ai déjà vu plusieurs fois Nick Cave avant cette
tournée, et que le show de Marseille m’a paru le plus « révolutionnaire
» (j’imagine aussi que l’effet de « surprise » a beaucoup joué en la
faveur de la première date)
Bref, pour le moment, c’est vraiment l’émotionnel qui me fait
placer Marseille en premier. Peut être qu’avec le recul, les atouts du
pourtant imparable concert Parisien l’emporteront (son parfait, durée,
Far From Me, etc…)
Cette double review croisée est aussi l’occasion de dire que le
bôjeu, le spectacle, les émotions, le sensationnel, les rebondissements
etc… sont possibles en France, même si le public n’y est pas encore
vraiment réactif.
Thiriez Enculé !
Feuille de match
Marseille (26.04.08.)
Night of the Lotus Eaters
Today's Lesson
Red Right Hand
Dig, Lazarus, Dig!!!
Tupelo
Midnight Man
The Ship Song
We Call Upon the Author
Your Funeral… my Trial
Lie Down Here
Jesus of the Moon
Deanna
Papa Won't Leave You, Henry
More News From Nowhere
-------------
The Lyre of Orpheus
Wanted Man
Hard on for Love
Into my Arms
-------------
Stagger Lee
Paris (29.04.08.)
Night of the Lotus Eaters
Dig Lazarus Dig
Tupelo
Today's Lesson
Red Right Hand
Midnight Man
Nobody's baby now
Deanna
Lie Down Here
Jesus of the Moon
The Ship Song
Get Ready for Love
We Call Upon the Author
Papa won't leave you Henry
More News from Nowhere
-------------
The Lyre of Orpheus
Far From me
Hard on for Love
Your Funeral... My trial
-------------
Stagger Lee
jeudi 24 avril 2008
Thee Silver Mount Zion @ La Poudrière, Belfort – 19.04.08.
Je pensais être à la bourre, et avoir complètement raté la première
partie, d’autant plus que je voyais tout le monde dehors en train de
fumer sa clope, lorsque je suis arrivé.
En fait, les canadiens étaient bien plus en retard que moi. Quand
je suis arrivé, ils n’avaient même pas fini leur balances…Du coup, leur
première partie – The Berg Sans Nipple – commencera avec plus d’une
heure de retard. Après 20 1eres minutes sympa, ce duo finit vite par
nous faire chier, car ils tournent sérieusement en rond, et ont
largement trop pressé leur concept pourtant original.
Bref, on est très impatients de voir débouler les post rockeux du Silver Mount Zion (and the Tra-la-la band) sur scène.
Mais première chose "amusante" : on constate une incroyable
migration du public vers leur centre de la fosse à la recherche d’un
son correct (visiblement, arrivé à l’heure aux balances n’auraient pas
été du luxe pour ce groupe….)
Deuxième chose – un peu moins amusante – le public ne s’est pas
tourné les pouces en attendant une soirée qui ne commençait jamais :
pas mal de litres de bières ou d’apéros ont visiblement été ingurgités
pour patienter. Du coup le public est sacrement éméché quand le concert
commence, et sera assez bruyant et parfois titubant. Espérons que le
groupe fera après coup bien le lien de cause à effet pour la suite de
leur carrière (s’ils ont tant de mal d’arriver à l’heure aux balances,
c’était pour ca qu’ils se refusent de jouer en festival…)
Une fois, ces 2 « détails » passés. On a quand même eu droit à un
très bon concert. Un concert que j’ai trouvé moins « stéréotypé
postrock » que je le pensais (je pense que les 2 violons, le
violoncelle et les chœurs jouent beaucoup).
Toutefois, ce be fut pas aussi trippant que je le pensais.
En effet, j’avais vu 2 mois avant une très grande partie du groupe
accompagné le folkeux Vic Chesnutt en tournée. Du coup, Thee Silver
Mount Zion a souffert (me concernant) tout le concert durant de la
comparaison qu’il ne pouvait pas tenir avec le fantastique concert de
Vic Chesnutt. Dommage, mais comme je l’ai dit, ce fut un bon concert
quand même.
Setliste approximative :
Metal Bird
Black Waters Blowed
13 Blues For 13 Moons
1,000,000 Died To Make This Sound
There is a light
---
Microphone in the Trees
Hang on to each other
jeudi 20 mars 2008
Ange @ La Niche
Retour à la Niche (Dommarien - 52), cette petite salle de concert à même pas 5 minutes de chez pour voir le groupe qui m'a donné le virus du Rock quand j'avais 11 ou 12 ans : ANGE.
Pour une fois, la salle est archi pleine. Leur large public de fans a certes encore plus mal vieillit que Christian Descamps, mais il répond présent.
Bizarrement, tous ces gens arrivés avec 3 ou 4 heures d'avance préfèrent squatter de la scène à attendre religieusement LE groupe de leur jeunesse. Du coup, on n'est pas trop bousculé à la buvette.
En fait, de la formation d'origine, il ne reste que le très charismatiques chanteur (qui a quand même bien vieillit en 12 ans).
Il est accompagné par son fils (Tristan) aux claviers, et visiblement, par des amis de son fils (ils semblent tous avoir dans les 35-40 ans). Ces "jeunes" semblent vraiment prendre du plaisir autour de Christian (en particulier le guitariste maghrébin qui plus est était excellent)
En ce qui concerne les morceaux joués. Je vous avoue, que je n'ai pas vraiment suivi ce qu'a sorti le groupe ces 12 dernières années depuis que les Descamps père et fils en sont à la tête.
Du coup, j'ai vraiment du mal à accrocher les nouveaux morceaux, tandis que je trippe à fond sur les Odes à Émile ou autres Aurélia.
2 heures de concert quand même pour le papy du Rock français ! Bravo.
jeudi 6 mars 2008
The Mars Volta @ L'Olympia, Paris - 05.03.08.
The Mars Volta @ L'Olympia, Paris - 05.03.08.
Comme d'habitude, pas de premiere partie pour les texans. Certaines
mauvaises langues diront que ca raccourcit le calvaire (vu les risques
de se tapper un groupe du même accabit en premiere partie), les autres
que ca limite sérieusement les chances de voir au moins un bon groupe
dans la soirée. Car il faut bien se le dire, tout le monde n'est pas
capable d'apprécier 2h55 de pures branlettes parfois inaudibles suivant
l'endroit où on se trouve dans la salle.
Arrivé très tôt dans la salle (il faisait froid dehors...), je me
place sur la gauche face à Omar tout en ayant un bon angle de vue sur
le nouveau batteur.
Les premiers morceaux me donneront raisons car d'où je suis
j'entend relativement bien TOUS les instruments (sauf le saxe
barriton... incroayable qu'un groupe de ce "standing" n'ait qu'un
unique micro pour tous les instruments à bec...). Par contre je
n'entend pas le chanteur. Ce qui n'est pas si grave finalement, vu
comme parfois il est capable de chanter faux et d'oublier les
paroles... Ma place est donc surement la meilleure que je puisse
trouver.
Comme chez le dentiste, un concert de TMV commence par la Roulette
(premiere erection!). Même quand ils jouent leur meilleurs morceaux, le
groupe aime nous rappeller que leur concerts va être de la "torture"
intégrale pendant 3 heures.
Par contre, la quasi totalité des morceaux joués ensuite vont vite
faire redescendre la pression. Maintenant c'est sur, je n'aimerai
jamais les 2 derniers albums. Jusqu'à Ouroboros inclu, ca va, j'arrive
à rester dans le concert (surement l'effet de la Roulette !), mais
ensuite, ca sera de plus en plus dur d'apprécier, Cygnus tardant à
arriver...
Heureusement dans un moment d'ennui, il y a toujours plein de trucs à
admirer : comme par exemple le nouveau batteur, qui est une sacrée
attraction ! Au final, j'ai quand meme l'impression qu'il en fait
toujours un peu trop. Je crois que je préferais l'ancien.
Mais surtout, à tout moment, on peut scotcher sur Omar. Le Roi de la
soirée c'est bel et bien lui. Quel jeu ! On s'en lassera jamais, et à
lui seul, il parvient à nous faire apprécier les morceaux les
improbables du groupe qui bizarrement semblent + plaire au public très
jeune qu'un Cygnus que j'ai trouvé énorme ! Visiblement le public aime
mieux les morceaux "qui font bouger" que ceux les impros qui font
tripper. Problemes de concentrations ? Jeunes cons ! Ils ne savent pas
ce qu'ils ratent...
Donc à partir de Cygnus inclue (que j'ai presque trouvée trop
courte lol), ca ira beaucoup mieux pour moi. Puisque, pour finir on
aura Drunkship (toujours sans paroles ou presque), 2 morceaux
accoustics (fantastiques ! dommage que ca avait l'air de faire chier le
public, et surtout dommage que le deuxieme guitariste n'ait pas apporté
+ de basses aux morceaux) et un très bon final sur Day Of The Baphomets
(seul morceau électrique du concert où on entendra chanter Cédric)
Setlist:
1/ Roulette Dares
2/ Viscera Eyes
3/ Wax Simulacra
4/ Goliath
5/ Ouroboros
6/ Tetragrammaton
7/ Agadez
8/ Vicarious Atonement
9/ Cygnus...Vismond Cygnus
10/ Aberinkula
11/ Drunkship of Lanterns
12/ Asilos Magdalena (acoustic)
13/ Miranda (acoustic)
14/ Day of the Baphomets
jeudi 21 février 2008
Dirty Three + Vic Chesnutt
Dirty Three + Vic Chesnutt @ L’Epicerie Modernie – Feysins, 19.02.08
On loupe la sortie Feysens sur l’autoroute, et du coup au lieu d’être à l’heure pour RIEN, on se retrouve à admirer les superbes raffineries.
Dommage, car j’aime beaucoup RIEN, mais bon d’un autre côté, après
avoir vécu 3 ans à Grenoble, je les avais déjà vus pas mal de fois.
Si j’ai fait le déplacement, c’était pour Dirty Three (que je n’avais jamais vu), car j’aurais pu voir Vic Chesnutt durant le festival Génériq pas loin de chez moi.
J’ai découvert alors que le nouvel homme de main de Nick Cave, une
fois dans son groupe à lui, dépassait le « simple » stade du génial
bossu excentrique qui joue tout seul dans son coin. Peut être que ça
doit pas être évident de partager la scène avec un impérial Nick Cave,
mais là, Warren Ellis m’a prouvé qu’il en a la carrure. Qu’est ce que
ça donnerait si les 2 étaient comme ça en même temps sur une même scène
! Si ça se trouve, c’est pour cela que Nick Cave a décidé de créer
Grinderman, ça serait pour mieux partager la scène avec son groupe !
Putain, je veux voir Grinderman !
Warren Ellis est quand largement plus bavard et surtout blagueur que
Nick Cave, peut être un peu trop : il ne s’est pas lassé de sa fameuse
blague « vous voulez que je joue quoi ? …. Humm , Ah ouais, je l’aime
bien celle là… mais on ne vous la jouera pas ! » Il avait tellement
l’air content de parler français qu’on ne va pas lui en tenir rigueur.
Quoique, s’il blaguait un peu moins, ils auraient pu jouer plus de
morceaux. 1 heure de Dirty Three, c’est trop court, j’en voulais plus.
Et puis, avec un set plus long, le guitariste du trio aurait peut être
pu d’avantage se mettre en valeur. Car c’est bien là le gros bémol du
concert, les morceaux choisis n’ont pas donné l’occasion à Mike Turner
de nous prouver son talent. Jim White par contre à la batterie s’est
bien plus lâché.
Sinon, en ce qui concerne les titres joués, j’adoré d’entendre
Hope, Sea Above, et surtout Sky Below. Très Bonne set liste, sauf
qu’elle était trop courte.
Je ne vous cacherai pas que je ne regrette donc pas d’avoir fait le déplacement rien que pour Dirty Three, mais Vic Chesnutt
nous a livré un super concert avec son nouveau groupe composé de
membres de Silver Mount Zion, de GY!BE (le guitariste chevelu ?) et
surtout de Guy Picciotto, le guitariste de Fugazi !
C’est simple, j’ai frissonné durant les 1h30 du concert. Aussi
bien que Vic chantait, que lorsque le groupe partait dans des montées
très SilverMountzionienne. Le premier morceau était très clairement le
meilleur de la soirée. Au moins, ils avaient mis d’entrée tout le monde
d’accord.
Parfois, j’avais le sentiment quand même que Vic avait du mal à
s’exprimer dans ces longs et puissants trips postrock (au contraire par
exemple de Guy qui a passé tout le concert à sortir des sons
incroyables de sa guitare), mais au final, j’ai trouvé que le groupe se
mettait bien à son service.
Par contre, je me suis demandé pourquoi il ne mettait pas ses
pédales d’effet à sa droite, ça aurait plus facile à atteindre compte
tenu de son handicap.
Très bonne soirée, dans une très bonne salle (même si elle est vraiment mal placée par rapport à Lyon)
mercredi 13 février 2008
ARNO
Arno @ La Vapeur, Dijon – 05.02.08.
Guichets fermés à la Vapeur, ça doit bien faire 7 ou 8 ans que je n’en
avais pas vécu (c’était muse ou FFF en 1999 ou 2000, je sais plus)
Mais un guichets fermés avec une moyenne d’âge du public si élevée, jamais :
Toutefois, je n’avais pas l’impression qu’on était serré comme des sardines.
Assez satisfait de concert malgré quelques titres bien dispensables
comme Lola qui n’ont fait que laisser retomber l’intensité et la
pression.
En effet, je préfère l’Arno qui fait du rock brut gras et lourd,
l'Arno des vieux albums en gros, plutôt que celui qui a tendance à
faire trop de « chansons françaises » ces dernières années.
De même je me serais bien passé aussi de ces histoires de 69 entre
Carla Bruni et Sarkozy, ou bien de ses imitations de Johnny. Ça a fait
rire le public, mais franchement, c’était un peu tirer sur une
ambulance, tellement c’est facile de les critiquer. J’avoue que j’ai
bien rigolé moi aussi, mais j’aurais préféré un ou 2 titres de plus à
la place
Au final, un concert de 2 bonnes heures avec la plupart de mes titres préférés joué. Le groupe d'Arno l'encadre très bien.
Il manquait juste quelques titres vraiment inattendus dans cette
setliste presque trop best-of pour moi. Mais bon, ce n’est que la
deuxième fois que je le voyais en 10 ans que je l’écoute, donc une
setliste best-of, c’est pas si grave que cela.
dimanche 16 décembre 2007
Sayag Jazz Machine
Sayag Jazz Machine @ La Niche, Dommarien - 15.12.07
Je dois porter la poisse à cette salle, chaque fois que j'y vais y'a personne (c'était même pire la veille!)
Je passe vite sur les premières parties aussi inutiles qu'indigestes.
Sayag Jazz Machine c'est on va dire de l'"electro jazz" avec un visuel excellent lors des lives.
Pour cette tournée, l'univers années20 de la tournée précédente a été
remplacé par un autre visuel. Cette fois, les scientifiques du
Paradoxal Laboratory 914 étudient les pensées et les rêves de leurs
patients qu'ils visionnent sur leurs écrans. Certains mon moustachu
favori a disparu, mais le nouveau visuel a été très bien préparé.
Niveau musique, c'est toujours aussi bon, et on est vite scotché
sur les 2 intrumentistes du groupe (un saxophoniste et un
violonceniste)
Un bien bon concert pour cloturer l'année 2007 en somme.
dimanche 2 décembre 2007
Stuck In the Sound @ La Niche, Dommarien - 1/12/07
Une salle de concert à 10 minutes de chez mes parents, ça fait des
années que j’en rêve, et le chien à plumes l’a fait ! Dommage que je
n’avais pas eu ça il y 8 ou 10 ans.
En première partie, Hey Hey My My un jeune groupe qui visiblement aime Neil Young. Leur popfolk est plutôt bien foutue.
Stuck In The Sound, c’est
encore des jeunots parisiens qui font du rock, avant de venir je ne
connaissais qu’à partir de leur single qui passe à la radio et des avis
positifs de ceux qui les ont aux eurocks cet été.
J’ai trouvé ça assez inégal, ça varie du plutôt moyen, au plutôt bon.
Mais je pense que dans une salle pleine (y’avait combien de
personnes ? 70 ? il faut dire dans la Haute Marne profonde, ça me
parait déjà bien) et avec plus d’ambiance (ça callait tellement prêt de
la scène que je n’ai pas pu décoller le coude du bar pendant le
concert, car c’était là que ce trouvait le chauffage), je pense que
j’aurais passé un bien meilleur concert.
Bonne soirée, d’autant plus que c’est toujours l’occasion de revoir
des types qu’on a pas vu depuis 2 ou 3 ans avec des pressions à 2€.
dimanche 18 novembre 2007
Andrew Bird
Andrew Bird @ La Poudrière, Belfort – 16/11/07
Andrew Bird pour 8€50 pas loin de chez moi, voilà quelque chose je ne raterai pas.
En première partie, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir Loney Dear.
Des suédois à la pop infuse, qui ont su trouver le parfait équilibre
entre leur 2 voix et le bon dosage de clavier en fond pour mettre en
valeur leur mélodies. Très bonne surprise !
Je n’avais vu pas Andrew Bird
depuis 2 bonnes années (c’était aux eurocks), j’avais déjà adoré la
première fois, mais ce vendredi, ce fut encore mieux. Il faut dire que
le côté intime de la salle (à peine 120 personnes) collait beaucoup
mieux à sa musique qu’un gros festival en plein air. Quasi toutes mes
préférées ont été jouées (et très souvent complètement et admirablement
revisitées !), beaucoup de nouvelles également, mais à chaque morceau
Andrew Bird arrivait à mettre sa magie en place.
Si je devais faire un reproche ça serait sûrement pour dire que
j’ai trouvé ça beaucoup trop court (1h20 peut-être ?) Quoiqu’il en
soit, c’était quand même trop bon.
On a rencontré les 2 groupes à la buvette à la fin du concert, les suédois n’aiment pas trop le beaujolais
Et Andrew Bird m’a paru bien plus timide en vrai que sur scène (par
contre, il m’a fallut parler des minables ETHS à son bassiste qui avait
piqué une affiche du groupe dans la salle, heureusement il a vite
compris que c’était de la merde... enfin bon, c’est pas pire que de
parler des svinkels)
La Setlist :
Ethio
Sovay
Fiery Crach
Nervous TIC
Measuring
Why?
Action
Plasticities
Heretics
Simple X
Imitious
Cataracts
Dark Matter
Encore:
Section 8
Fake Pal

















