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Site de compte-rendu de festivals et de concerts.

samedi 10 mai 2008

Herbe En Zik @ Besancon - 03.05.08.

Bien drôle de festival que voila.
Passons sur le nom riducule du festival qui ne doit plaire qu’aux djeunz, ou sur l’odeur de pisse moisie et les frittes dégueux qui rappellent le très sinistre pukkelpop
Mais j’ai bien eu l’impression de vivre une fresque grandeur nature pour la prochaine campagne de “tu t’es vu quand t’as bu ?”
Si vous voulez arrêter définitivement de boire, il y a mieux les éventuels patchs, cures de désintox ou les réunions des Alcoliques Anonymes : prenez un pass 4 jour pour un festival comme l’Herbe En Zik.
Les vingtaines de gars se pissant sur les pompes en refaisant le monde devant la buvette, toutes les filles se vomissant dessus en rigolant, sans compter les dreadeux puants et hurlant des « ahiiiiiiiiiiiiiiiiii » à tue-tête, devraient être pour tout alcolique normalement constitué un choc tel qu’il brulera tous ses derniers tickets boissons avant qu’il ne soit trop tard.
Si bien entendu, cela ne suffisait pas, il y a de plus électrochoc encore : Regarder les groupes que ces gens là aiment. 25 minutes de Svinkels, 5 minutes de Yules ou 3 minutes d’Aldebert (le bénabar pouetpouet local) rendraient sobre pour toujours le plus endurci des skouss.

Mais bon, tous n’a pas été à jeter dans ce festival.
Les gens normaux finissent toujours par se retrouver, et à se proteger des festivaliers enragés, lancant des discussions interessantes comme « un poil decevant le dernier Firewater … putain ils passaient à Besac la semaine derniere … ouais je sais, j’ai pas y aller, j’étais allé voir Nick Cave »
Niveau musique, on retiendra les très rigolos Fancy : un jeune groupe typiquement parisien qui plagie (rassurez moi, ils ne se prennaient pas au sérieux quand même?) tout ce que The Mars Volta peut faire de pire (les pauses de Cedric, etc…), DJ Missil une jeune fille dont le mix alternera du bon comme du pire (je pense que son set était trop long, et gagnerait à raccourci de moitié, sans compter qu'elle utilise trop et mal son micro), et bien entendu Ez3kiel dont l’electro rock est toujours aussi puissant et efficace en live (même si les 2 batteurs font un peu trop de cinéma à mon gout). Leur dernier album - Battlefield - est même encore plus convaincant en live.

Heureusement que la météo était parfaite.

Ah si, dernier point positif. Après un public et une prog si attroces, j’ai perdu une bonne partie de mon aigreur naturelle, et je vais aborder les eurocks avec plein de positivisme.



Out', Gacks et Babass à l'herbe en Zik.

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dimanche 4 mai 2008

Nick Cave & The Bad Seeds - Marseille vs Paris

La dreamteam est de retour sous une formation différente.
Le 3-3-2 a été abandonné et remplacé par un 3-3 et demi.
Les # 10 – Nick Cave – et #7 – Warren Ellis se sont reconvertis en 9 et demi, devenant ainsi de véritables électro libres, même si Nick Cave garde son role de meneur de jeu. Ces repositionnements signifient en fait les quasi disparition du violon et surtout du piano des tactiques de l’équipe.
James Johnston ne figure plus sur la feuille de match, et Conway Savage (clavier) joue seulement par intermittence.
Bien entendu, le trio défensif rock imparable batterie-bass-batterie a éte reconduit, tout comme le désormais vétéran Mick Harvey.
 
Le match allé a eu lieu à Marseille, le 26.04.08. au Dock des Suds, tandis que le match retour au Casino de Paris 3 jours plus tard.
 
Les grandes formations se doivent de pouvoir jouer sur tous les terrains.
Aussi bien dans une salle rock comme à Marseille (un entrepôt reconverti en salle de concert) que dans une prestigieuse salle parisienne.
Bien entendu, le son n’est pas le même. Il est vraiment parfait à Paris, mais je pense que j’ai quasi préféré le son plus brut de Marseille, qui convenait presque mieux aux compositions très rock du dernier album. Night of the Lotus Eaters - qui ouvrait les 2 soirée – m’a ainsi paru bien plus percutant à Marseille. Et 1-0 pour Marseille.
Même sentiment, un peu plus tard avec Deanna que j’ai trouvé bien meilleure à Marseille, et qui surtout arrivait me semble t il trop tôt dans la soirée parisienne. En fait, l’ordre des chansons me paraissait mieux choisi et surtout l’enchainement plus fluide à Marseille. 2-0.
 
Mais Paris n’a pas dit son dernier mot . Si sur les morceaux les plus rocks Marseille l’emporte, sur les « classiques » comme The Ship Song ou même Red Right Hand, le son parfait de la salle parisienne faisait la différence. 2-1.
 
Autant on a trouvé la soirée rapide à Marseille, autant, à Paris l’équipe se plait à jouer les prolongations. Quelques morceaux seront joués en plus, dont Nobody's baby now ou Get Ready For Love, ce qui nous laissera moins à la fin du match sur notre faim qu’à Marseille. 2-2.
Le seul morceau au piano de la soirée Marseillaise – le classique Into My Arms – a quant à lui été remplacé par Far From Me ! Oui ! Far From Me ! Bordel, il me semble bien que ca fait vraiment longtemps que ce morceau n’a pas été joué, en tout cas c’était la première fois que je le voyais ! 2-3. Et même 2-4 ! Bordel ! Paris reprend l’avantage.
 
Le 12e homme aura eu un rôle déterminant dans ce match au sommet. Et sur ce point, on aura eu une très nette victoire du public marseillais. Certes on est encore loin des publics étrangers qui vivent vraiment pour le foot … euh pour Nick Cave, mais autant le public marseillais a été réceptif et réactif (malgré la chaleur à crever), autant on a été gavé par des « on veut Ze Merci Site » à Paris. 3-4
Je me retrouvais avec une place en trop sur les bras à Paris. Du coup, j’ai vraiment découvert ce qu’étaient ces connards de revendeurs au black professionnels qui hantent les concerts de la capitale. Heureusement, j’ai pu cette place juste avant le début de concert. 4-4
 
Si le public marseillais l’emporte, mes compagnons de concerts auront été aussi accueillants à Paris qu’à Marseille. De même pour les after et before vraiment tout aussi sympas. 5-5.
 
Reparlons un peu de ces soirées.
Pour conclure, j’aimerais souligner les prestations de Warren Ellis. Ce qu’il est en train de faire dans les Bad Seeds est une véritable révolution. Non seulement, il partage la vedette avec Nick Cave sur les devants de la scène, lui qui avant n’était que le génial violoniste au fond à droite, qu’on apercevait à peine. Mais en plus, pour la première fois, un membre des Bad Seeds participe à ce point à l’écrire. L’esprit ROCK du dernier album - Dig, Lazarus, Dig !!! – c’est lui, la folie d’un We Call Upon The Author (ou même de Grinderman) c’est lui.
Avant, Nick Cave faisait à lui seul minimun 90% de SES albums. Là, il ne reconnaît en avoir fait que le tiers seul. Presque la moitié de l’album aurait été faite par le duo Cave/Ellis.
Cette complicité avec Warren change incroyablement aussi le groupe. Du coup, on découvre un Nick Cave très décontracté et surtout blagueur, n’hésitant pas à revenir en teeshirt pour les rappels pour être encore plus à l’aise.
Cependant, la prestation du « nouveau » Warren m’a paru encore plus convaincante à Marseille. La mayonnaise de We Call Upon The Author a par exemple bien mieux pris la bas.
C’est peut etre aussi pour ca, que j’ai trouvé le concert de Marseille bien plus rock (et celui de Paris un peu plus « Bad Seeds ») 6-5
 
Très courte victoire de Marseille finalement dans ce derby. Surement parce que j’ai déjà vu plusieurs fois Nick Cave avant cette tournée, et que le show de Marseille m’a paru le plus « révolutionnaire » (j’imagine aussi que l’effet de « surprise » a beaucoup joué en la faveur de la première date)
Bref, pour le moment, c’est vraiment l’émotionnel qui me fait placer Marseille en premier. Peut être qu’avec le recul, les atouts du pourtant imparable concert Parisien l’emporteront (son parfait, durée, Far From Me, etc…)
 
Cette double review croisée est aussi l’occasion de dire que le bôjeu, le spectacle, les émotions, le sensationnel, les rebondissements etc… sont possibles en France, même si le public n’y est pas encore vraiment réactif.
Thiriez Enculé !


Feuille de match
 
Marseille (26.04.08.)
Night of the Lotus Eaters
Today's Lesson
Red Right Hand
Dig, Lazarus, Dig!!!
Tupelo
Midnight Man
The Ship Song
We Call Upon the Author
Your Funeral… my Trial
Lie Down Here
Jesus of the Moon
Deanna
Papa Won't Leave You, Henry
More News From Nowhere
-------------
The Lyre of Orpheus
Wanted Man
Hard on for Love
Into my Arms
-------------
Stagger Lee
 
 
Paris (29.04.08.) 
Night of the Lotus Eaters
Dig Lazarus Dig
Tupelo
Today's Lesson
Red Right Hand
Midnight Man
Nobody's baby now
Deanna
Lie Down Here
Jesus of the Moon
The Ship Song
Get Ready for Love
We Call Upon the Author
Papa won't leave you Henry
More News from Nowhere
-------------
The Lyre of Orpheus
Far From me
Hard on for Love
Your Funeral... My trial
-------------
Stagger Lee

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jeudi 24 avril 2008

Thee Silver Mount Zion @ La Poudrière, Belfort – 19.04.08.


Je pensais être à la bourre, et avoir complètement raté la première partie, d’autant plus que je voyais tout le monde dehors en train de fumer sa clope, lorsque je suis arrivé.
En fait, les canadiens étaient bien plus en retard que moi. Quand je suis arrivé, ils n’avaient même pas fini leur balances…Du coup, leur première partie – The Berg Sans Nipple – commencera avec plus d’une heure de retard. Après 20 1eres minutes sympa, ce duo finit vite par nous faire chier, car ils tournent sérieusement en rond, et ont largement trop pressé leur concept pourtant original.

Bref, on est très impatients de voir débouler les  post rockeux du Silver Mount Zion (and the Tra-la-la band) sur scène.
Mais première chose "amusante" : on constate une incroyable migration du public vers leur centre de la fosse à la recherche d’un son correct (visiblement, arrivé à l’heure aux balances n’auraient pas été du luxe pour ce groupe….)
Deuxième chose – un peu moins amusante – le public ne s’est pas tourné les pouces en attendant une soirée qui ne commençait jamais : pas mal de litres de bières ou d’apéros ont visiblement été ingurgités pour patienter. Du coup le public est sacrement éméché quand le concert commence, et sera assez bruyant et parfois titubant. Espérons que le groupe fera après coup bien le lien de cause à effet pour la suite de leur carrière (s’ils ont tant de mal d’arriver à l’heure aux balances, c’était pour ca qu’ils se refusent de jouer en festival…)

Une fois, ces 2 « détails » passés. On a quand même eu droit à un très bon concert. Un concert que j’ai trouvé moins « stéréotypé postrock » que je le pensais (je pense que les 2 violons, le violoncelle et les chœurs jouent beaucoup).
Toutefois, ce be fut pas aussi trippant que je le pensais.
En effet, j’avais vu 2 mois avant une très grande partie du groupe accompagné le folkeux Vic Chesnutt en tournée. Du coup, Thee Silver Mount Zion a souffert (me concernant) tout le concert durant de la comparaison qu’il ne pouvait pas tenir avec le fantastique concert de Vic Chesnutt. Dommage, mais comme je l’ai dit, ce fut un bon concert quand même.

Setliste approximative :
Metal Bird
Black Waters Blowed
13 Blues For 13 Moons
1,000,000 Died To Make This Sound
There is a light
---
Microphone in the Trees
Hang on to each other

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jeudi 20 mars 2008

Ange @ La Niche

Retour à la Niche (Dommarien - 52), cette petite salle de concert à même pas 5 minutes de chez pour voir le groupe qui m'a donné le virus du Rock quand j'avais 11 ou 12 ans : ANGE.

Pour une fois, la salle est archi pleine. Leur large public de fans a certes encore plus mal vieillit que Christian Descamps, mais il répond présent.
Bizarrement, tous ces gens arrivés avec 3 ou 4 heures d'avance préfèrent squatter de la scène à attendre religieusement LE groupe de leur jeunesse. Du coup, on n'est pas trop bousculé à la buvette.

En fait, de la formation d'origine, il ne reste que le très charismatiques chanteur (qui a quand même bien vieillit en 12 ans).
Il est accompagné par son fils (Tristan) aux claviers, et visiblement, par des amis de son fils (ils semblent tous avoir dans les 35-40 ans). Ces "jeunes" semblent vraiment prendre du plaisir autour de Christian (en particulier le guitariste maghrébin qui plus est était excellent)

En ce qui concerne les morceaux joués. Je vous avoue, que je n'ai pas vraiment suivi ce qu'a sorti le groupe ces 12 dernières années depuis que les Descamps père et fils en sont à la tête.
Du coup, j'ai vraiment du mal à accrocher les nouveaux morceaux, tandis que je trippe à fond sur les Odes à Émile ou autres Aurélia.

2 heures de concert quand même pour le papy du Rock français ! Bravo.

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jeudi 6 mars 2008

The Mars Volta @ L'Olympia, Paris - 05.03.08.

The Mars Volta @ L'Olympia, Paris - 05.03.08.

Comme d'habitude, pas de premiere partie pour les texans. Certaines mauvaises langues diront que ca raccourcit le calvaire (vu les risques de se tapper un groupe du même accabit en premiere partie), les autres que ca limite sérieusement les chances de voir au moins un bon groupe dans la soirée. Car il faut bien se le dire, tout le monde n'est pas capable d'apprécier 2h55 de pures branlettes parfois inaudibles suivant l'endroit où on se trouve dans la salle.

Arrivé très tôt dans la salle (il faisait froid dehors...), je me place sur la gauche face à Omar tout en ayant un bon angle de vue sur le nouveau batteur.
Les premiers morceaux me donneront raisons car d'où je suis j'entend relativement bien TOUS les instruments (sauf le saxe barriton... incroayable qu'un groupe de ce "standing" n'ait qu'un unique micro pour tous les instruments à bec...). Par contre je n'entend pas le chanteur. Ce qui n'est pas si grave finalement, vu comme parfois il est capable de chanter faux et d'oublier les paroles... Ma place est donc surement la meilleure que je puisse trouver.

Comme chez le dentiste, un concert de TMV commence par la Roulette (premiere erection!). Même quand ils jouent leur meilleurs morceaux, le groupe aime nous rappeller que leur concerts va être de la "torture" intégrale pendant 3 heures.
Par contre, la quasi totalité des morceaux joués ensuite vont vite faire redescendre la pression. Maintenant c'est sur, je n'aimerai jamais les 2 derniers albums. Jusqu'à Ouroboros inclu, ca va, j'arrive à rester dans le concert (surement l'effet de la Roulette !), mais ensuite, ca sera de plus en plus dur d'apprécier, Cygnus tardant à arriver...
Heureusement dans un moment d'ennui, il y a toujours plein de trucs à admirer : comme par exemple le nouveau batteur, qui est une sacrée attraction ! Au final, j'ai quand meme l'impression qu'il en fait toujours un peu trop. Je crois que je préferais l'ancien.
Mais surtout, à tout moment, on peut scotcher sur Omar. Le Roi de la soirée c'est bel et bien lui. Quel jeu ! On s'en lassera jamais, et à lui seul, il parvient à nous faire apprécier les morceaux les improbables du groupe qui bizarrement semblent + plaire au public très jeune qu'un Cygnus que j'ai trouvé énorme ! Visiblement le public aime mieux les morceaux "qui font bouger" que ceux les impros qui font tripper. Problemes de concentrations ? Jeunes cons ! Ils ne savent pas ce qu'ils ratent...

Donc à partir de Cygnus inclue (que j'ai presque trouvée trop courte lol), ca ira beaucoup mieux pour moi. Puisque, pour finir on aura Drunkship (toujours sans paroles ou presque), 2 morceaux accoustics (fantastiques ! dommage que ca avait l'air de faire chier le public, et surtout dommage que le deuxieme guitariste n'ait pas apporté + de basses aux morceaux) et un très bon final sur Day Of The Baphomets (seul morceau électrique du concert où on entendra chanter Cédric)

Setlist:
1/ Roulette Dares
2/ Viscera Eyes
3/ Wax Simulacra
4/ Goliath
5/ Ouroboros
6/ Tetragrammaton
7/ Agadez
8/ Vicarious Atonement
9/ Cygnus...Vismond Cygnus
10/ Aberinkula
11/ Drunkship of Lanterns
12/ Asilos Magdalena (acoustic)
13/ Miranda (acoustic)
14/ Day of the Baphomets

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lundi 3 mars 2008

Babass @ GéNéRiQ Festival 2008


Mardi 26 Février - La Vapeur, Dijon


4 groupes jouent ce soir. Mais pas forcement dans l'ordre le plus logique (syndrome du dernier bus...)
Ainsi, c'est Caribou qui ouvre la soirée. La "Pop-Noise" des canadiens est vraiment excellente en live, mais elle souffre du très mauvais son de la salle.
Ensuite, changement d'ambiance avec la guitare folk de José Gonzalez. C'est pas aussi magique qu'en 2006, mais n'empeche que c'est un super concert, même si y'a peut être un peu trop eu de reprises sur la fin.
La soirée est vraiment celle de l'ecclectisme, vu qu'on enchaine sur du hiphop avec Buck65. Ce soir, Richrd Terfry est seul sur scène et chante sur ses mix préenregistrés. Le set est vraiment bon, de nombreux tubes d'Electrelane à Jacques Brel sont repris, et pourtant tout seul le chanteur arrive à nous faire danser. Toutefois, ca aurait été surement mieux s'il avait accompagné par un groupe.
Pour finir The Heavy. Seul groupe de la soirée que je connaissais absolument pas. Je m'attendais à un groupe de Heavy Metal vu le nom, et bien j'ai eu droit à un groupe de Rock-Soul qui me rappelle un peu le MC-5. Entre l'énergie du chanteur black, et le décolté de la petite pianiste, ca dépote vraiment bien pour une fin de soirée, meme s'ils doivent jouer devant une salle quasi vide (syndrome du dernier bus...).

La salle était relativement bien remplie, mais principalement par des matuvus qui se fichent royalement des concerts... Je me demande si le blablabla de ces gens ne m'aurait pas gaché le concert de José...
Mais bon d'un autre côté, c'est bien qu'ils soient là car ca fait des entrées pour le festival (qui j'espere sera reconduit l'année prochaine)



Vendredi 29 Février - La Vapeur, Dijon


Beaucoup moins de monde pour cette soirée qui aurait du compter dans son programme QUI le nouveau groupe de David Yow dont la tournée a été annulée : c'est pas encore pour cette fois que je verrai enfin l'ex-leader des Jesus Lizards Sad
La soirée sera plus homogene niveau styles que celle de mardi.
Ca commence par Généric un duo (basse-batterie) de vieux routards franc-comtois. Hormis le premier morceau assez atmosphérique pour ne pas dire chiant, on a eu droit un pure concert métal-punk qui débouche bien les oreilles. C'était technique, "bruyant" et prenant, mais c'était bien fait. Une bonne découverte finalement.
Ensuite, un autre duo Blood Red Shoes, mais guitare-batterie cette fois. On les compare partout aux White Stripes, mais je trouve les groupes bien différents. BRS surfe d'Avantage sur la mode "retour du rock" que les White Stripes qui ont su gardé d'avantage de racinnes "blues-rock". C'est pas le groupe de l'année, mais c'est quand meme pas mal.

Je place à la barrière. des vieux de la veille viennent faire les balances, il s'agit de The Flash Express, le groupe d'André Williams. Leur concert démarre sur des "one-two-one-two" et des "plus de basses en retours j'aimerais entendre la superbe voix de mon pote" qui se transforme en morceau ROCK ! Et c'est parti pour 40 minute de pur ROCK'nRoll ! Shocked ENORME ! Je regrette juste de ne pas entendre d'avantage la voix du guitariste !
5 minutes de pause, et revoilà The Flash Express renforcé cette fois d'un 2eme guitariste. Le leader fini par nous annoncer André Williams que l'on voit enfin apparaitre !
Avec sa démarche de vieux kinetout, ses clins d'oeil, son costume 3 pièces et son chapeau, André Williams me fait penser à mon grandpère quand il avait au bal musette le dimanche après midi !
Mais dès qu'il prend le micro et qu'il chante, il n'est plus question de musette, mais et bien de ROCK ! Purée, à plus de 70 ans, ce vieux est bien plus Rock'n'Rol que n'importe qui ! Les jeunots feraient bien de le voir en vrai sur scène histoire de se prendre une vraie lecon de rock'n'roll.
Assurement de mes claques de l'année.
Après celà, je pense plus qu'à une chose, une bière et au lit, pas question de revoir un autre groupe.



Samedi 1er Mars - Micropolis, Besancon


Normalement, ce concert aurait du avoir lieu au Cylindre, une de mes salles préférées dans laquelle je ne suis pas allé depuis au moins 5 ou 6 ans.
Mais, ca s'est si bien vendu, qu'ils l'ont transféré à Micropolis (c'est à dire le Palais de Congrès de la ville...)
Je pars donc avec beaucoup d'a priori.
La soirée commence par Blood Red Shoes que j'ai vu la veille. Ca va être facile de comparer vu que les 2 concerts seront les memes (hormis que le batteur n'a pas remis sa robe de la veille).
Premier constat: le son est meilleur à Micropolis qu'à la Vapeur. OUF! J'avais le souvenir à Micropolis d'un concert attroce de Noir Desir niveau son. Là ce soir, ca va, vu la configuration réduite de la salle (visiblement mettre un grand rideau devant les graduits permet de sauver l'accoustic de la salle)
2eme groupe: The Noisettes. La Chaunteuse de ce groupe punk-rock très dynamique est une tigresse en furie à l'enthousiame très contagieux. Blood Red Shoes parait bien fade maintenant...
Vient ensuite la tete d'affiche de la soirée, le groupe pour qui tout le monde semble venu : The Dø. Un groupe francais qui se prétend finlandais pour plaire d'avantage à son public très bobo. Les 5 premieres chansons auraient suffit, mais avec la longueur ce groupe paru de plus en plus médiocre tellement ca finissait par se répéter. Si au moins, la chanteuse et surtout le bassiste n'étaint pas si prétentieux sur scène, on leur pardonnerait surement leur faiblesse, car tout n'est pas à jeter musicalement.
Pour finir Sébastien Tellier. Ca faisait un bout de temps que j'avais rien écouté de lui, j'avais seulement entendu dire qu'il aurait craqué avec son dernier album. Et bien, suffit de le voir arriver sur scène pour comprendre. Accompagné de 2 synthés, il va nous livrer le concert le plus kitch que j'ai jamais vu de ma vie. C'est évident, ce type aurait aimé vivre 20 ou 30 ans plus tôt pour faire toutes les soundtrack des nanards les plus mythiques de l'histoire du "cinéma". Sans compter que ces nouvelles chansons semblent tout droit sortir de vieux et ridicules pornos américains. Ca doit être l'effet The Dø, mais j'ai beaucoup aimé ce concert, que j'ai trouvé vraiment très drole et sans prétention. Dommage cependant, que j'avais de la route à faire, car il me manquait 2 ou 3 grammes d'alcool dans le sang pour profiter au mieux de l'autodérision de ce type formidable : "mais qu'est ce que vous faites encore là ?" et hop il enchaine sur une bonne vieille blagues de beauf' pas drôle comme on les aime Smile A revoir donc dans un festival estival à 2 ou 3 heures du mat pour bien s'amuser.

Top5:
1/ André Williams
2/ The Flash Express
3/ José Gonzales
4/ The Noisettes
5/ Caribou malgré le mauvais son, ou The Heavy

Flop:
The Dø

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jeudi 21 février 2008

Dirty Three + Vic Chesnutt

Dirty Three + Vic Chesnutt @ L’Epicerie Modernie – Feysins, 19.02.08

On loupe la sortie Feysens sur l’autoroute, et du coup au lieu d’être à l’heure pour RIEN, on se retrouve à admirer les superbes raffineries.
Dommage, car j’aime beaucoup RIEN, mais bon d’un autre côté, après avoir vécu 3 ans à Grenoble, je les avais déjà vus pas mal de fois.

Si j’ai fait le déplacement, c’était pour Dirty Three (que je n’avais jamais vu), car j’aurais pu voir Vic Chesnutt durant le festival Génériq pas loin de chez moi.
J’ai découvert alors que le nouvel homme de main de Nick Cave, une fois dans son groupe à lui, dépassait le « simple » stade du génial bossu excentrique qui joue tout seul dans son coin. Peut être que ça doit pas être évident de partager la scène avec un impérial Nick Cave, mais là, Warren Ellis m’a prouvé qu’il en a la carrure. Qu’est ce que ça donnerait si les 2 étaient comme ça en même temps sur une même scène ! Si ça se trouve, c’est pour cela que Nick Cave a décidé de créer Grinderman, ça serait pour mieux partager la scène avec son groupe ! Putain, je veux voir Grinderman !
Warren Ellis est quand largement plus bavard et surtout blagueur que Nick Cave, peut être un peu trop : il ne s’est pas lassé de sa fameuse blague « vous voulez que je joue quoi ? …. Humm , Ah ouais, je l’aime bien celle là… mais on ne vous la jouera pas ! » Il avait tellement l’air content de parler français qu’on ne va pas lui en tenir rigueur. Quoique, s’il blaguait un peu moins, ils auraient pu jouer plus de morceaux. 1 heure de Dirty Three, c’est trop court, j’en voulais plus.
Et puis, avec un set plus long, le guitariste du trio aurait peut être pu d’avantage se mettre en valeur. Car c’est bien là le gros bémol du concert, les morceaux choisis n’ont pas donné l’occasion à Mike Turner de nous prouver son talent. Jim White par contre à la batterie s’est bien plus lâché.
Sinon, en ce qui concerne les titres joués, j’adoré d’entendre Hope, Sea Above, et surtout Sky Below. Très Bonne set liste, sauf qu’elle était trop courte.


Je ne vous cacherai pas que je ne regrette donc pas d’avoir fait le déplacement rien que pour Dirty Three, mais Vic Chesnutt nous a livré un super concert avec son nouveau groupe composé de membres de Silver Mount Zion, de GY!BE (le guitariste chevelu ?) et surtout de Guy Picciotto, le guitariste de Fugazi !
C’est simple, j’ai frissonné durant les 1h30 du concert. Aussi bien que Vic chantait, que lorsque le groupe partait dans des montées très SilverMountzionienne. Le premier morceau était très clairement le meilleur de la soirée. Au moins, ils avaient mis d’entrée tout le monde d’accord.
Parfois, j’avais le sentiment quand même que Vic avait du mal à s’exprimer dans ces longs et puissants trips postrock (au contraire par exemple de Guy qui a passé tout le concert à sortir des sons incroyables de sa guitare), mais au final, j’ai trouvé que le groupe se mettait bien à son service.
Par contre, je me suis demandé pourquoi il ne mettait pas ses pédales d’effet à sa droite, ça aurait plus facile à atteindre compte tenu de son handicap.

Très bonne soirée, dans une très bonne salle (même si elle est vraiment mal placée par rapport à Lyon)

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mercredi 13 février 2008

ARNO

Arno @ La Vapeur, Dijon – 05.02.08.

Guichets fermés à la Vapeur, ça doit bien faire 7 ou 8 ans que je n’en avais pas vécu (c’était muse ou FFF en 1999 ou 2000, je sais plus)
Mais un guichets fermés avec une moyenne d’âge du public si élevée, jamais :
Toutefois, je n’avais pas l’impression qu’on était serré comme des sardines.

Assez satisfait de concert malgré quelques titres bien dispensables comme Lola qui n’ont fait que laisser retomber l’intensité et la pression.
En effet, je préfère l’Arno qui fait du rock brut gras et lourd, l'Arno des vieux albums en gros, plutôt que celui qui a tendance à faire trop de « chansons françaises » ces dernières années.

De même je me serais bien passé aussi de ces histoires de 69 entre Carla Bruni et Sarkozy, ou bien de ses imitations de Johnny. Ça a fait rire le public, mais franchement, c’était un peu tirer sur une ambulance, tellement c’est facile de les critiquer. J’avoue que j’ai bien rigolé moi aussi, mais j’aurais préféré un ou 2 titres de plus à la place Wink

Au final, un concert de 2 bonnes heures avec la plupart de mes titres préférés joué. Le groupe d'Arno l'encadre très bien.
Il manquait juste quelques titres vraiment inattendus dans cette setliste presque trop best-of pour moi. Mais bon, ce n’est que la deuxième fois que je le voyais en 10 ans que je l’écoute, donc une setliste best-of, c’est pas si grave que cela.

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dimanche 16 décembre 2007

Sayag Jazz Machine

Sayag Jazz Machine @ La Niche, Dommarien - 15.12.07

Je dois porter la poisse à cette salle, chaque fois que j'y vais y'a personne (c'était même pire la veille!)
Je passe vite sur les premières parties aussi inutiles qu'indigestes.
Sayag Jazz Machine c'est on va dire de l'"electro jazz" avec un visuel excellent lors des lives.
Pour cette tournée, l'univers années20 de la tournée précédente a été remplacé par un autre visuel. Cette fois, les scientifiques du Paradoxal Laboratory 914 étudient les pensées et les rêves de leurs patients qu'ils visionnent sur leurs écrans. Certains mon moustachu favori a disparu, mais le nouveau visuel a été très bien préparé.
Niveau musique, c'est toujours aussi bon, et on est vite scotché sur les 2 intrumentistes du groupe (un saxophoniste et un violonceniste)
Un bien bon concert pour cloturer l'année 2007 en somme.

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dimanche 2 décembre 2007

Top10 2007

1. Rage Against The Machine @ Rock The Bells, Hyundai Pavillon Glen Helen, San Bernardino – 11.08.07

2. Dave Matthews Band @ Verizon Wireless Amphitheater, Irvine – 26.09.07

3. Alain Bashung @ MC2, Grenoble – 05.04.07

4. Cat Power and Dirty Delta Blues @ Boa Kulturzentrum, Luzern – 05.05.07.

5. Modest Mouse @ Treasure Island Music Festival, San Francisco - 16.09.07

6. Andrew Bird @ La Poudrière, Belfort – 16.11.07

7. The Ex @ EVE, Saint Martin d’Heres – 02.04.07

8. Performance Led Zeppelin : François Bon & Vincent Ségal @ MC2, Grenoble - 08.03.07

9. The National @ Casbah, San Diego - 28.09.07

10. RIEN @ La Bobine, Grenoble - 13.02.07

 

2007 aura été une année de vache maigre, malgré un podium imparable que je voyais tout 3 pour la première fois!
Je ne citerai que 3 groupes qui auraient pu en faire partie (The Roots, DAAU, et Sage Francis), car franchement je n'ai pas vu grand chose cette année

Posté par Babass à 15:38 - Top10 de l'année - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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