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Site de compte-rendu de festivals et de concerts.

samedi 9 août 2008

Feesten @ Lokeren 05.08.08.

Lokeren, à 40 km au nord de Bruxelles, accueille le Lokerse Feesten, un festival sur 10 jours, en même temps que la grosse fête locale.
Le festival se passe sur un parking (donc pas de boue) du centre ville, à 2 minutes à pied de la fête foraine.
Pas cher du tout (15 ou 20€ la journée), et plein de choses à faire à côté du festival.
Bref, une formule qui me plait bien.

Le site commence de se remplir seulement pendant le 1er concert : Triggerfinger, visiblement un groupe local. J’ai trouvé ça, pas terrible. Un trio rock des plus classiques, qui sature trop ses amplis.
Il pleut pendant le concert, je me réfugie à l’abri d’une des nombreuses buvettes thématiques du site.
Du coup, j’étais bien chaud quand Sonic Youth est arrivé.
Je me suis mis assez devant. Pas compris pourquoi ils séparent la fosse comme cela (si ce n’est pour fournir des places aux VIP…). On est loin des grandes messes rock où cela est vitale. D’autant plus l’affiche n’est pas bourrine du tout.

Je constate que toute la fosse connaît Sonic Youth. Il n’y a donc pas que des gens qui viennent retrouver des potes dans ce festival autour d’une bière. Ca fait même plaisir de voir de tels écarts d’âge dans la fosse. Preuve que Sonic Youth est un monument indémodable.
Plus qu’ indémodable, le groupe vieillit bien, ou plutôt ne vieillit pas, à l’image de Thurston Moore, qui semble encore avoir 17 ans quand il s’amuse à sortir des sons les plus improbable de sa gratte. Kim ne fait pas la gueule sur cette tournée, au contraire, elle tient bien sa place.
Et  Steve Shelley  a toujours le sourire jusqu’aux oreilles derrière ses futs.

Bon, la setliste exacte, à vrai aucune idée. Le concert a passé d’une traite. Pffff 1h30 de SY, ça passe trop vite. Disons seulement, que ça recouvrait assez bien leur longue discographie et que tout le monde a été content (aussi bien ceux qui les voyaient pour la première fois que ceux pour la 10 ou douzième fois)

Vite fait, voilà quand même ce dont je me rappelle quand ca, sans réfléchir :
The burning spear - The sprawl - 'Cross the breeze - Trilogy - Silver rocket - Bull in the heather - Eric's Trip - Swimsuit issue - Mote - James run free - Pink steam - Shaking hell - Teen age riot

Ah oui, et y’avait encore en + dans le groupe le bassiste de pavement, pendant les ¾ du concert. Il fait partie pour de vrai du groupe maintenant ?

Surement mon meilleur concert de Sonic Youth.

Arrive ensuite sur scène : Supergrass.
À vrai dire, je ne suis pas fan du groupe. Mais, je dois bien reconnaître que leur concert est sympa, et que surtout je reconnaissais presque tous les morceaux (à part bien entendu les plus récents)
Bon à part ca, le chanteur a une moustache. Tout le monde n’a pas la classe avec ces moustaches ridicule. N’est pas Nick Cave qui veut.

Au départ, je trouvais que c’était pas normal que Sonic Youth joue avant Supergrass, mais finalement, leur styles différents ont justifié ce choix. Sonic Youth a très bien passé en début de soirée. Tandis que je n’aurais peut etre pas autant apprécié Supergrass avec 2 ou 3 bières de moins dans le gosier.

Le dernier groupe programmé, c’est un Shameboy, un autre groupe local électro « de fin de soirée », que je ne verrai pas, car pendant les changement sur la scène, je suis allé faire tour en ville, et je suis tombé par hasard sur un autre festival. Le Fonnefeesten, qui couvre lui aussi la dizaine de jours. Sauf que celui là est gratuit, et est + « bourrin ».
J’arrive pile pour le début de Nashville Pussy. Du hard rock qui n’a pas peur de l’autodérision (jack daniels, tout ça). Le groupe est composé de 2 filles (plus trop fraiches), et 2 mecs qui ont l’air d’être des anciens roadies (gros, barbus, calvitie, etc…)
Assez bon concert aussi.

Quand je retourne au Lokerse Feesten, ben c’est fini, il ne reste plus que les flamands qui n’étaient venus presque que pour les buvettes entre amis.
Du coup, dodo.

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dimanche 13 juillet 2008

Eurockéennes 2008

4-5-6 Juillet 2008

Vendredi:

Vu que je bosse à côté pas moyen de venir en avance ou mieux la veille pour prendre ses marques sur le site. Je n’arrive donc au camping que vendredi après midi, pile histoire de ne pas louper le début d’Arno au Chapiteau.
Ca commence mal, vu qu’il doit tout d’abord s’excuser de l’absence de son guitariste, qui est vraiment l’attraction de son groupe. 3 titres plus tard, plus de son, ni de lumière sur la grande scène. Les techniciens s’affolent, et au bout de 10 minutes, Arno revient jouer un titre avec seulement son batteur et son bassiste. Puis ca remplante encore. Concert terminé.
On regarde alors sur le programme, et on voit RIEN (pas le groupe hein, si seulement…), en même temps qu’arno il n’y avait que Yules, un insipide tremplin qui fait du Thom York en pire. Hors de question que j'aille revoir ça. Bon, ca m’est pas souvent arrivé de n’avoir rien à voir aux eurocks…

Direction ensuite la loggia. Premier constat, capacité de la scène réduite de moitié, et surtout disparition du chapiteau (prions qu’il ne pleuve pas trop ce weeekend, ca fait un endroit de moins pour s’abriter)
S’y produit A Place To Bury Strangers. Ce trio gagnerait vraiment à engager 1 deuxieme guitariste et surtout à jouer beaucoup moins fort. Même avec les bouchons c’est insupportable. Toutefois en suivant le concert d’une buvette placée à une trentaine de mètres, on se rend compte qu’ils ont quand même de bons titres. Vraiment dommage qu’ils les massacrent à ce point…

Nota: seule photo de la journée, car je m'apercois que je n'ai pas de batterie de rechange... mais de toute façon mon appareil est pourri... ah je regrette mon S50 Sad

Pendant ce temps, se trouve la seule création des eurocks sur la grande scène : La Bande Originale, un collectif regroupant la « crème » de la scène rock francaise. Pas de pot, on arrive pile pour Olivia Riuz. Beurk. Daniel Darc n’y changera rien, ce concept très « Enfoirés » avec toutes ces reprises massacrées ne me plait pas.

Je me rabbat sur Biffy Clyro. Pfff, encore une déception de plus. Je ne savais pas que le groupe avait viré « emo kid ». Pourtant il y a 3-4 ans, ce groupe était vraiment prometteur. Espérons qu’ils ont gardé leurs dessinateurs pour leur pochette, sinon, il ne leur resterait plus rien.
Tant pis.

Les déceptions ne font que commencer, car après une série de concerts mauvais ou inutiles, voici la série des choix.
Pour commencer : Cat Power ou Comets On Fire ? Ou donc, Chan Marshall dont je suis toujours aussi amoureux ou un groupe qui dépote que je n’ai jamais vu.
Cat Power commencant plus tôt, je me dis que je ferai le début, et que vu que dans 60% des cas, c’est assez moyen en concert, j’irai voir la fin de l’autre concert. Sauf que là, la miss est en forme, elle chante juste et bien, ne titube pas sur scène et nous livre un bon concert toujours aussi bien accompagnée par son groupe. On ne voit pas le temps passé, que le concert se termine, et que Massive Attack ne commence. Tant pis pour Comets On Fire.

Très mauvais horaires pour ce concert, ca commence alors qu’il fait encore jour, et comme a dit je ne sais plus qui « Massive Attack, c’est un peu le jour et la nuit », le concert a donc du mal à démarrer, et il faudra attendre la deuxieme moitié du show (et la nuit en fait) pour qu’il commence vraiment.
D’un autre côté, beaucoup de nouveaux titres sont joués, donc dans un sens ca se comprend, et je suis assez content de voir un concert bien différent de ceux que j’ai deja vu d’eux.
Mais, sans Fraser en guest star sur cette tournée, on sera aussi privé de Group Four, un titre qu’ils n’auraient eu de toute facon pas eu le temps de jouer…
Bon concert malgré tout.

Selt liste :
All I want
Marooned
Rising son
Teardrop
Mezzanine
Harpischord
Red light
Intertia creeps
Safe from arm
Marakech
Angel
Unfinished sympathy
Dobro


dEUS ou Genghis Tron.
Pas de batterie pour les 2e m’inquiete relativement quant à leur prestation live… Je choisi donc les belges, une valeur sure en concert (théoriquement)
Le concert commence assez bien, (même si la fin d’ Instant Street est sabordée) avant de tomber dans une interminable série de titres du nouvel album. Un album mauvais sur cd, qui se releve encore pire en concert.
Heureusement la fin du concert tue des ours : Bad Timing, puis en rappel Roses et surtout Suds&Soda.
Si j’avais su je ne serai vu que pour ces 3 titres, qui à eux seuls sauvent le concert.

Pendant ce temps, le site s’est archi rempli, des milliers de personnes viennent d’arriver spécialement pour la tête d’affiche de la journée : Ben Harper. Du coup, la grande scène est blindée, pas moyen de s’approcher de la régie, vu qu’il faut deja jouer des coudes pour monter la colline qui sépare le chapiteau de la grande scène. Tant pis.

Un passage rapide devant Missill que j’avais deja vue. Bon, la premiere fois c’était bien, mais c’est inutile de la revoir, donc direction la buvette.

Ma soirée se termine par 20 minutes de Gossip.
La grosse chanteuse a toujours autant la forme, mais voilà déjà 2 ans que le groupe tourne avec le même album. Bref, on commence par connaître leur show par cœur, et du coup, il perd de sa fraicheur (et donc de son intérêt)
De toute facon, je suis claqué, il est temps d’aller dormir car 2 grosses journées m’attendent encore.

Samedi:

La journée commence avec Daniel Darc. C’est vraiment tôt pour un concert de ce genre, mais ca passe bien. Toutefois on ne fait que la premiere moitié du concert, car j’aimerais voir Tunng. De l’electro folk, fallait vraiment le voir pour le croire. Je trouve ca frais et sans prétentions. Un bon moment.

Ensuite, 20 minutes de Camille. Cette fille est barrée, elle a son propre univers, etc…mais ca n’a rien à faire sur une grande scène. Plus les titres défilent, et plus ca tourne en rond, bref, il est temps de se barrer avant que ca ne devienne un flop.
Puisqu’on parle de flop, en voici un vrai : Vampire Weekend qu’on nous présente comme le phénomène poprock de l’année. Effectivement c’est un phénomène, puisqu’il ne leur faut que 6 minutes pour nous prouver qu’ils sont insipides et inutiles. Allez zou, buvette.

Se produit ensuite Sharon Jones & The Dap Kings. Une chanteuse Soul comme je les aime tant. Du très bon funk qui donne envie de danser. Elle peut donc vraiment se vanter d’être née dans la même ville que James Brown.
[img]http://www.facebook.com/photo.php?pid=1486349&id=512850010[/img]

A la fin du concert, je reste un peu papoter sous le chapiteau, je prend mon temps pour prendre une biere, et je me dirige tranquillou vers la plage. Grave erreur. Car la plage est blindée. Nullité des frères Cavakera (jouant sur la grande scène) et opposition de style obligent : la plage est archi pleine pour Phoebe Killdeer & The Short Straws. Je dois donc suivre ce bon concert de très loin, au milieu d’une foule de beaufs et de badeaux qui me gachent le spectacle.
Pas envie de prendre la tête et de jouer des coudes, je choisis d’aller au bar à vins pour rigoler devant les Cavalera.
Effectivement, c’est risible. Les anciennes gloires du métal sont devenues leurs propres caricatures. BRAZILLLL ! Ils auront beau joué du sepultura sur la fin, ils ne valent plus rien du tout. Merci fucking beaucoup, j’ai bien rigolé.

Si je me suis tappé ce concert de loin, c’est aussi parce que je pense deja au prochain concert de la grande scène : Grinderman ! Oui, le nouveau groupe de Nick Cave se produira aux eurocks, sur la grande scène au meilleur horaire du weekend ! Incroyable mais vrai. Il est donc inconcevable que je ne sois pas à la barrière pour suivre LE concert évenement de ces eurocks.

Finalement, ce fut la barrière la plus facile à squatter de mon histoire de festivalier. Je me retrouve pile en face du micro entre 2 vieilles fans, et 1 une jeune lycéenne que je ne peux m’empecher de féliciter pour se placer aussi bien pour Nick Cave. « Qui ca ? » Ben Nick Cave la vedette qui se va produire avec son nouveau groupe Grinderman. « ah non, moi je viens me placer pour N*E*R*D qui jouera ensuite, c’est quoi Nick Cave ? » Je lui explique vite fait ce que c’est, ou du moins la claque que ca sera pour elle qui ne connaît pas. Elle semble incrédule. Je m’acharne pas, je sais d’emblée Nick Cave la convaincra plus facilement que moi.

Le concert approche de plus en plus, et la fosse de cette grande scène est toujours aussi déserte. La tendance se confirme : (hormis de rares exceptions comme ma jeune voisine) ne campent devant la scène que les vieux, les aigris et les allemands ; bref, que les festivaliers qui ont la chance d’avoir pu se faire une bonne culture musicale, soit par leur expériences, soit par leur niveau d’exigence, ou soit par le milieu culturel rock dans lequel ils vivent. Pas de surprise en somme. Les autres festivaliers ont visiblement préféré ne pas rater une miette de The Dø.



Bon maintenant le concert. Pas la peine d’y aller par 4 chemins. C’est comme prévu une tuerie !

La setliste :
Depth Charge Ethel
Get It On
Electric Alice
Grinderman
(I Don't Need You To) Set Me Free
When My Love Comes Down
Honey Bee (Let's Fly To Mars)
Dream
Man In The Moon
No Pussy Blues
Love Bomb
----------------
Tupelo


Je reconnais toutefois que les 3 premiers titres seront assez “mous”, mais, c’est surement du au fait que le concert commence devant presque personne.
Get It On apparaît toutefois comme un appel aux festivaliers perdus, du style « merde, on dirait qu’il y a un pur morceau ROCK sur la grande scène en ce moment, allons voir ca »

Le concert commence réellement avec Grinderman, le titre éponyme. Dans ma setliste idéale je m’étais imaginé que ca serait le meilleur morceau pour commencer un concert, je ne m’étais pas trompé, sauf que je l’imaginais dans un lieu idéal, c’est à dire, à peu prêt n’importe où sur Terre, tant que ce n’est pas en France, et donc avec un public averti voir connaisseur.
Après ce morceau (ou durant ? j’avoue que, collé à ma barrière, je me soucie assez peu de ce qui se passe derrière moi), la folie du groupe va enfin se propager au public.

Setliste sans surprise finalement, à part bien évidemment un nouveau morceau « Dream » (il cachait bien son jeu en disant qu’ils n’avaient rien fait : vivement le nouvel album bordel !) et surtout Tupelo en rappel ! (que Nick a chanté en pointant son doigt sur moi)


No Pussy Blues était si énorme que les blondes du premier rang se sont toutes mises topless pour l’occasion, et que ca slammait même à poil (ce qui a bien fait rire Nick Cave d’ailleurs)

Bon, je vais quand même parler du groupe aussi. Mais que dire ? Que Casey a été promu en premier ligne sur la scène pour mieux imposer sa ligne de basse ? Que Warren Ellis est très clairement le 2e cerveau du groupe ? Qu’à défaut de sa batterie rose, l’imparable Sclavunos a mis un costard Rose ? Que Nick Cave s’éclate vraiment dans cette formation très rock ? Que c’est vraiment énorme de le voir une gratte à la main ?


Voilà donc Un pur concert rock, 1h10 ca paraît court, mais d’un autre côté hormis le 11e titre de leur unique album et 1 autre reprise des Bad seeds, je ne vois pas ce qu’ils auraient pu jouer d’autres.
Vivement une tournée en salle sur le futur 2e album ! J’ai hâte !

Pour la petite info, ma jeune voisine a survécu à sa barrière et m’a dit à la fin du concert que j’avais raison pour la claque.


Quelle idée d’avoir Red Sparowes juste après Grinderman. Il me faudra bien 10 minutes pour arriver à rentrer dedans tellement je viens de me prendre une claque, et si j’y suis arrivé c’est uniquement parce que Red Sparowes était en train de livrer l’un des meilleurs concerts du weekend. Comme quoi, on a pas encore fini de presser le post rock, ce genre musical parfois si chiant et tantôt si génial.


On va quand même voir N*E*R*D. Je n’attendais pas grand chose d’eux (surtout après Grinderman), mais voilà, on a eu du droit à un bon show. Leur « rock hip hop » se révèle très bon en live et très spectaculaire. Dommage que mes compagnons de fin de concerts n’appréciaient pas trop, je serais bien resté jusqu’au bout. (on est parti à la moitié).


Avant de sortir on tombe sur un groupe de punk qui joue sur la 5e scène: Fucked Up. 3 guitares + 1 chanteur de 150 kilos, ça envoie dans un tel style.
Première fois que je suis un concert sur cette nouvelle scène, et finalement, c’est devenue une vraie bonne scène, qui plus est sans barrière.

Voir le public se déchainer la dessus a coupé mon envie de rentrer au camping, et j’avais bien envie de voir un dernier concert.
Je traverse alors le site pour The Ting Tings, mais c’est annulé… Puis on se rabat sur CSS. Je pensais que CSS serait un bon groupe pour une fin de soirée en festival avec leur danseuses brésiliennes, mais c’est franchement trop mauvais, et surtout ça bouge moins qu’on pouvait l’espérer.

Dieu Merci, grâce à DJ Krust sur le camping, cette superbe journée se terminera sur une note positive.

Dimanche:

Il pleut. Mais pas trop, donc ca va.
Soldout oblige, la journée commence avec un chapiteau blindé pour Moriarty. Ambiance feutrée en concordance avec leur « jazz-folk-country » retro. Bonne ambiance malgré tout, et très bon accueil du public.
J’avais peur que ca soit un peu chiant sous cet immense chapiteau, mais ca s’est très bien passé.

Je ne sais pas trop quoi voir après Moriarty (un des rares trous de la journée), du coup je file à la 5e scène voir Nash, une rapeuse de Côte d’Ivoire. Son hiphop « de la brousse » est très rafrichissant, même pour moi. Sympa.

Après ca : sur la grande scène : SINIK Laughing
Oui Sinik Laughing
Franche rigolade tellement c’est mauvais. Le pauvre se sent obligé d’appeler un gamin boutonneux de son label pour l’aider à tenir la scène. Cifack ou un truc comme ca.

Quelques pelerins sont à la loggia pour Lykke Li. La vraiment petite suèdoise n’est malheureusement pas si belle en vrai que dans ses photos de promos, mais sa pop toute simple se laisse écouter quand même.

20 minutes plus tard, j’arrive pour MGMT au chapiteau. Très mauvais, comprend pas le buzz autour de ce groupe.
Du coup direction la plage pour Danko Jones. Bon, j’ai déjà vu et revu ce groupe, il n’a pas inventé la roue, mais bon, ca envoie quand même, et le chanteur est marrant.
Je ne reste pas longtemps car je veux absolument voir Steve Seasick. Un vieux bluesman typiquement dans la mouvance du Mississipi. J’adore ce son de gratte très midwest. Pour ce concert, il est accompagné d’un très bon batteur (qui me rappelle celui de two gallants en plus vieux). Du coup, la scène ne désemplit pas (malgré la pluie)


Je dois malheureusement partir un peu avant la fin, car va commencer le 2e concert de la journée que j’attend à l’opposé du site à la loggia.
Sur la route, je vois Cali, un guignol tout trempé qui court d’un bout à l’autre de la grande scène en chantant du U2 Laughing Que c’est mauvais !

Evidement, je ne m’y attarde pas et accélère le pas. Ainsi j’arrive pile au début de Future Of The Left.
Vraiment très peu de monde à cette scène (250 spectateurs à peine ?), et bizarrement on retrouve tous les festivaliers qui étaient au premier rang de Grinderman la veuille (et qu’on retrouvera par la suite à cette scène encore et encore)
Ce jeune groupe fondé sur les cendres de McLusky sera révélera comme la grosse surprise live de ce festival (même si le groupe était attendu par tous les aigris). Ca rock vraiment, et que du bon. Très bon son; qui contraste bien avec le flop de A place to bury machin de vendredi. La loggia dans sa nouvelle config est vraiment une bonne scène.


Après une claque comme ca, pas envie de retraverser le site pour le site pour se risquer devant de la pop qui risque d’être fade après ca (Band Of Horses), d’autant plus que la route vers la page aurait été difficile vu que quasi tous les festivaliers se sont massés autour du chapiteau pour voir le groupe du phénomène de foire faisant la une de tous les journaux people qu’on peut lire chez le coiffeur : Pete Doherty - qui pour une fois n’a pas annulé (4e fois qu’il est programmé dans un festival où je me vais, mais premiere où il n’annule pas)
Donc, buvette et bouffe.

On ne va quand même pas rater le début d’Offspring. Marrant cette journée quand même. Très familiale me direz vous. Papa et Maman qui accompagnaient leur 3 rejetons aux eurocks pour la journée auront eu Cali pour se divertir, tandis que la petite dernière aura jumpé sur Sinik, et leur 2 grands ados rebels (l’ainé en converse, et le plus jeune avec du tipex sur le sac à dos) pourront se vanter devant leur copains d’avoir vu Offspring et Pete Doherty.
Offspring, ca vaut ce que ca vaut, c’est rigolo, y’a des « tubes » qui nous rappellent notre jeunesse, mais ca ne pas chercher bien loin.
Au bout de 3 titres, il est temps de retourner à la loggia (une scène encore une fois bien vide) pour Holy Fuck.
Voilà un groupe qui méritrait un hype.. Ca bouge, c’est sympa, c’est dansant, entrainant, et ca reste accessible. Certes, l’horaire (fin d’après midi), la pluie, et la concurrence avec Offspring (qui font quand même pas mal de bruits) ne les ont pas aidés, mais ils s’en sont très bien sorti.
J’espere que je pourrai les revoir cet été, et qu’ils sauront continuer sur la lancée avec d’autres albums.


Finalement HolyFuck va donner la couleur de cette fin de journée : une soirée qui sera dansante.
Du coup, Yeasayer, un groupe que j’attendais auront du mal à enchainer. Dommage car leur album est plutot bon.

Retour à la loggia pour Battles : très clairement LE groupe de la journée.
Vraiment énorme, même si je crois que le groupe gagnerait à avoir un bassiste attitré (quoique leur batteur est tellement précis et rapide Shocked ) Le groupe arrive à faire danser (voir pogoter) tout en restant vraiment classieux et sophistiqué. Ce qui est vraiment rare pour ce genre de groupe qui tombe très souvent dans les basses qui font bouger sans réfléchir (peut etre pour ca qu’ils n’ont pas de bassiste ? pour garder 1 certaine identité ? )


Battles m’aura pris mes dernieres onces d’énergie, et du coup, je me dirige en trainant des pieds vers la plage où se produit Ez3kiel (notons qu’au passage, j’aurai pu voir Moby, le concert me paraissait trop boumboum pour être apprécié après Battles, j’aimais tout autant rester sur sa bonne tournée 2003)
Donc Ez3kiel à la plage. Bon, je ne vais pas y aller par 4 chemins, impossible de rentrer dedans. Certes la performance de Battles juste avant les rend du coup très fade, mais je les ai déjà vu 2 mois plus tot dans un autre festival. Ce jour là j’avais vraiment adoré. Cependant, comme je le craignais un peu, leur jeu « surjoué » très « théatrale » et « millimétré » (genre les 2 batteurs) me donnait vraiment l’impression de revoir le même concert. Mais en moins bien, car « déjà vu ».
J’imagine que tout ceux qui ne les avaient jamais vus auront adoré comme j’ai pu les adorer 2 mois plus tôt, mais là, c’était franchement décevant (en ce qui me concerne). Du coup, je suis parti me coucher à mi concert, et je ne suis pas resté pour la fin du concert que je connassais aussi surement (y’a eu la ballon je suppose ?)
J’attendrai le prochain album pour les revoir, avant ce n’est même pas la peine.


Bilan de ces eurocks :

Finalement, ce fut un bon festival, certes on est loin des prog marathon références comme celle de 2005, mais au final j’aurai eu ma dose de mon concert, et surtout de très bons concerts (Grinderman, Future of the Left, Battles, Massive Attack…)
De toute facon, cette année, je n’avais ni le temps ni forcement les moyens pour aller plus loin faire un festival meilleur que cela. Les eurocks, quand on habite presque à côté, c’est quand même difficile de faire mieux si on doit bosser.
Chose amusante quand même, cette année les eurocks ont probablement battu leur record d’affluence, pourtant ; je n’avais pas l’impression d’étouffer des dernières fois où c’était soldout. Peut être que ne pas avoir eu le même programme que la masse (les têtes d’affiches hormis Grinderman ou Massive Attack étant quasi toutes à chier), m’a ouvert de grands espaces (combien de concerts « privés » à la loggia ?)

Top5 :
1/ Grinderman
2/ Battles
3/ Massive Attack
4/ Future Of The Left
5/ Red Sparowes





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samedi 10 mai 2008

Herbe En Zik @ Besancon - 03.05.08.

Bien drôle de festival que voila.
Passons sur le nom riducule du festival qui ne doit plaire qu’aux djeunz, ou sur l’odeur de pisse moisie et les frittes dégueux qui rappellent le très sinistre pukkelpop
Mais j’ai bien eu l’impression de vivre une fresque grandeur nature pour la prochaine campagne de “tu t’es vu quand t’as bu ?”
Si vous voulez arrêter définitivement de boire, il y a mieux les éventuels patchs, cures de désintox ou les réunions des Alcoliques Anonymes : prenez un pass 4 jour pour un festival comme l’Herbe En Zik.
Les vingtaines de gars se pissant sur les pompes en refaisant le monde devant la buvette, toutes les filles se vomissant dessus en rigolant, sans compter les dreadeux puants et hurlant des « ahiiiiiiiiiiiiiiiiii » à tue-tête, devraient être pour tout alcolique normalement constitué un choc tel qu’il brulera tous ses derniers tickets boissons avant qu’il ne soit trop tard.
Si bien entendu, cela ne suffisait pas, il y a de plus électrochoc encore : Regarder les groupes que ces gens là aiment. 25 minutes de Svinkels, 5 minutes de Yules ou 3 minutes d’Aldebert (le bénabar pouetpouet local) rendraient sobre pour toujours le plus endurci des skouss.

Mais bon, tous n’a pas été à jeter dans ce festival.
Les gens normaux finissent toujours par se retrouver, et à se proteger des festivaliers enragés, lancant des discussions interessantes comme « un poil decevant le dernier Firewater … putain ils passaient à Besac la semaine derniere … ouais je sais, j’ai pas y aller, j’étais allé voir Nick Cave »
Niveau musique, on retiendra les très rigolos Fancy : un jeune groupe typiquement parisien qui plagie (rassurez moi, ils ne se prennaient pas au sérieux quand même?) tout ce que The Mars Volta peut faire de pire (les pauses de Cedric, etc…), DJ Missil une jeune fille dont le mix alternera du bon comme du pire (je pense que son set était trop long, et gagnerait à raccourci de moitié, sans compter qu'elle utilise trop et mal son micro), et bien entendu Ez3kiel dont l’electro rock est toujours aussi puissant et efficace en live (même si les 2 batteurs font un peu trop de cinéma à mon gout). Leur dernier album - Battlefield - est même encore plus convaincant en live.

Heureusement que la météo était parfaite.

Ah si, dernier point positif. Après un public et une prog si attroces, j’ai perdu une bonne partie de mon aigreur naturelle, et je vais aborder les eurocks avec plein de positivisme.



Out', Gacks et Babass à l'herbe en Zik.

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lundi 3 mars 2008

Babass @ GéNéRiQ Festival 2008


Mardi 26 Février - La Vapeur, Dijon


4 groupes jouent ce soir. Mais pas forcement dans l'ordre le plus logique (syndrome du dernier bus...)
Ainsi, c'est Caribou qui ouvre la soirée. La "Pop-Noise" des canadiens est vraiment excellente en live, mais elle souffre du très mauvais son de la salle.
Ensuite, changement d'ambiance avec la guitare folk de José Gonzalez. C'est pas aussi magique qu'en 2006, mais n'empeche que c'est un super concert, même si y'a peut être un peu trop eu de reprises sur la fin.
La soirée est vraiment celle de l'ecclectisme, vu qu'on enchaine sur du hiphop avec Buck65. Ce soir, Richrd Terfry est seul sur scène et chante sur ses mix préenregistrés. Le set est vraiment bon, de nombreux tubes d'Electrelane à Jacques Brel sont repris, et pourtant tout seul le chanteur arrive à nous faire danser. Toutefois, ca aurait été surement mieux s'il avait accompagné par un groupe.
Pour finir The Heavy. Seul groupe de la soirée que je connaissais absolument pas. Je m'attendais à un groupe de Heavy Metal vu le nom, et bien j'ai eu droit à un groupe de Rock-Soul qui me rappelle un peu le MC-5. Entre l'énergie du chanteur black, et le décolté de la petite pianiste, ca dépote vraiment bien pour une fin de soirée, meme s'ils doivent jouer devant une salle quasi vide (syndrome du dernier bus...).

La salle était relativement bien remplie, mais principalement par des matuvus qui se fichent royalement des concerts... Je me demande si le blablabla de ces gens ne m'aurait pas gaché le concert de José...
Mais bon d'un autre côté, c'est bien qu'ils soient là car ca fait des entrées pour le festival (qui j'espere sera reconduit l'année prochaine)



Vendredi 29 Février - La Vapeur, Dijon


Beaucoup moins de monde pour cette soirée qui aurait du compter dans son programme QUI le nouveau groupe de David Yow dont la tournée a été annulée : c'est pas encore pour cette fois que je verrai enfin l'ex-leader des Jesus Lizards Sad
La soirée sera plus homogene niveau styles que celle de mardi.
Ca commence par Généric un duo (basse-batterie) de vieux routards franc-comtois. Hormis le premier morceau assez atmosphérique pour ne pas dire chiant, on a eu droit un pure concert métal-punk qui débouche bien les oreilles. C'était technique, "bruyant" et prenant, mais c'était bien fait. Une bonne découverte finalement.
Ensuite, un autre duo Blood Red Shoes, mais guitare-batterie cette fois. On les compare partout aux White Stripes, mais je trouve les groupes bien différents. BRS surfe d'Avantage sur la mode "retour du rock" que les White Stripes qui ont su gardé d'avantage de racinnes "blues-rock". C'est pas le groupe de l'année, mais c'est quand meme pas mal.

Je place à la barrière. des vieux de la veille viennent faire les balances, il s'agit de The Flash Express, le groupe d'André Williams. Leur concert démarre sur des "one-two-one-two" et des "plus de basses en retours j'aimerais entendre la superbe voix de mon pote" qui se transforme en morceau ROCK ! Et c'est parti pour 40 minute de pur ROCK'nRoll ! Shocked ENORME ! Je regrette juste de ne pas entendre d'avantage la voix du guitariste !
5 minutes de pause, et revoilà The Flash Express renforcé cette fois d'un 2eme guitariste. Le leader fini par nous annoncer André Williams que l'on voit enfin apparaitre !
Avec sa démarche de vieux kinetout, ses clins d'oeil, son costume 3 pièces et son chapeau, André Williams me fait penser à mon grandpère quand il avait au bal musette le dimanche après midi !
Mais dès qu'il prend le micro et qu'il chante, il n'est plus question de musette, mais et bien de ROCK ! Purée, à plus de 70 ans, ce vieux est bien plus Rock'n'Rol que n'importe qui ! Les jeunots feraient bien de le voir en vrai sur scène histoire de se prendre une vraie lecon de rock'n'roll.
Assurement de mes claques de l'année.
Après celà, je pense plus qu'à une chose, une bière et au lit, pas question de revoir un autre groupe.



Samedi 1er Mars - Micropolis, Besancon


Normalement, ce concert aurait du avoir lieu au Cylindre, une de mes salles préférées dans laquelle je ne suis pas allé depuis au moins 5 ou 6 ans.
Mais, ca s'est si bien vendu, qu'ils l'ont transféré à Micropolis (c'est à dire le Palais de Congrès de la ville...)
Je pars donc avec beaucoup d'a priori.
La soirée commence par Blood Red Shoes que j'ai vu la veille. Ca va être facile de comparer vu que les 2 concerts seront les memes (hormis que le batteur n'a pas remis sa robe de la veille).
Premier constat: le son est meilleur à Micropolis qu'à la Vapeur. OUF! J'avais le souvenir à Micropolis d'un concert attroce de Noir Desir niveau son. Là ce soir, ca va, vu la configuration réduite de la salle (visiblement mettre un grand rideau devant les graduits permet de sauver l'accoustic de la salle)
2eme groupe: The Noisettes. La Chaunteuse de ce groupe punk-rock très dynamique est une tigresse en furie à l'enthousiame très contagieux. Blood Red Shoes parait bien fade maintenant...
Vient ensuite la tete d'affiche de la soirée, le groupe pour qui tout le monde semble venu : The Dø. Un groupe francais qui se prétend finlandais pour plaire d'avantage à son public très bobo. Les 5 premieres chansons auraient suffit, mais avec la longueur ce groupe paru de plus en plus médiocre tellement ca finissait par se répéter. Si au moins, la chanteuse et surtout le bassiste n'étaint pas si prétentieux sur scène, on leur pardonnerait surement leur faiblesse, car tout n'est pas à jeter musicalement.
Pour finir Sébastien Tellier. Ca faisait un bout de temps que j'avais rien écouté de lui, j'avais seulement entendu dire qu'il aurait craqué avec son dernier album. Et bien, suffit de le voir arriver sur scène pour comprendre. Accompagné de 2 synthés, il va nous livrer le concert le plus kitch que j'ai jamais vu de ma vie. C'est évident, ce type aurait aimé vivre 20 ou 30 ans plus tôt pour faire toutes les soundtrack des nanards les plus mythiques de l'histoire du "cinéma". Sans compter que ces nouvelles chansons semblent tout droit sortir de vieux et ridicules pornos américains. Ca doit être l'effet The Dø, mais j'ai beaucoup aimé ce concert, que j'ai trouvé vraiment très drole et sans prétention. Dommage cependant, que j'avais de la route à faire, car il me manquait 2 ou 3 grammes d'alcool dans le sang pour profiter au mieux de l'autodérision de ce type formidable : "mais qu'est ce que vous faites encore là ?" et hop il enchaine sur une bonne vieille blagues de beauf' pas drôle comme on les aime Smile A revoir donc dans un festival estival à 2 ou 3 heures du mat pour bien s'amuser.

Top5:
1/ André Williams
2/ The Flash Express
3/ José Gonzales
4/ The Noisettes
5/ Caribou malgré le mauvais son, ou The Heavy

Flop:
The Dø

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mardi 18 septembre 2007

Treasure Island Music Festival

Treasure Island Music Festival @ San Francisco, 16/09/07

On se gare sur le parking des giants, et la on choppe une navette pour aller sur l’ile (dans un bus « limo » avec des sièges en cuir !) On arrive pile poil pour Au Revoir Simone sur la grande scène. C’est plutôt le genre de zik qu’on apprécie dans les bars ou on veut vraiment parler avec un ami sans être dérangé : c’est donc le moment idéal pour faire le tour du site et des dizaines de stands hippies ou écolos.

Ce nouveau festival est organisé par Noise Pop, du coup tout est parfait, très bien organisé, et surtout très propre (un pur bonheur que de pouvoir s’asseoir dans une pelouse propre même à la fin de la journée)
Les orga ont choisis de travailler avec 2 scènes (une grosse et une petite) fonctionnant en alternance, et permettant ainsi de tout voir.
La 2e scène est consacrée aux jeunes groupes régionaux. Tout d’abord Trainwreck Riders. Un groupe de rock élevé au son des pixies. C’est nettement plus sympa que Simone.

Pas question de louper Two Gallants, on se faufile vite fait devant (les gens commencent à peine d’arriver sur le site). Le duo - qui nous présente son futur nouvel album (la moitié des titres joués en est issue) - est toujours aussi incisif et parfois déchaîné (en ce qui concerne le batteur !), mais il n’a clairement pas sa place dans un festival en plein après midi en plein air (ils sont nettement plus convaincant en salle : si vous pouvez les voir, foncez !) Très bon concert malgré tout, même si c’était quand même trop court.


Street To Nowhere qui se produit ensuite, est encore un groupe de rock comme on en voit tant. Si je ne m’en rappelle plus en écrivant ces lignes c’est qu’ils n’ont pas été mauvais, mais tout simplement « déjà vus », bah, il faut bien donner aux jeunes la chance de se produire.

M Ward constituera la seule bonne surprise de la journée. Certes parfois, ils sont trop mous sur qqs morceaux, mais quand leur 2eme batteur joue, c’est tout de suite plus convaincu. M Ward est apparemment le nom du chanteur. Il parait qu’il n’a jamais fumé de sa vie : j’ai du mal à le croire ! En tout cas, sa voix rauque va à merveille avec ses chansons.


Ensuite, sieste pendant Sea Wolf qui sera interrompue par d’ignobles cris de canards. Et oui, les immondes Clap Your Hands Say Yeah commence de jouer à l’autre bout. Que c’est atroce d’entendre un vilain petit canard prétendant pouvoir reproduire le chant du cygne.

Devil Makes Three pourrait avoir du succès si la voix du chanteur n’était pas aussi agaçante. Leurs paroles sont bien trouvées et leur zik bonne et entrainante, si c’est le chanteur qui les a écrites, ca va être dur de s’en débarrasser.

Les campeurs de la grande scène auront surement apprécié le très classieux concert de Built To Spill : il fallait bien ca pour leur faire oublier Clap Your Machins.

Je décide de ne pas aller voir Film School que j’avais déjà vu l’an passé (en première partie de Two Gallants justement), pour pouvoir s’avancer.
Grave erreur, mais comment aurais je pu savoir que Spoon était les nouveaux Travis en pire. De la pop FM indigeste, un groupe dont les 2 uniques singles sont moins pires a la radio qu’en vrai, un groupe que même Europe2 hésiterait a diffuser. Poubelle.

Mais bon, il faut voir le bon cote des choses, on peut continuer d’avancer pour Modest Mouse. Et oui, il faut bien le reconnaitre, l’affiche de ce jeune festival n’est pas sensas’ mais je n’ai jamais vu Modest Mouse avant, et l’idée de revoir Two Gallants me plaisait beaucoup.

Le dernier album de Modest Mouse est surement un cran en dessous de tout ce qu’on pouvait attendre d’eux, mais il n’empêche que sur scène, ce groupe tue encore et toujours des ours ! J’ai eu alors la confirmation que 99% du public n’était venu que pour eux, et connaissaient mieux leur répertoire que moi. Ca le fait de voir un tel groupe dans de telles conditions. Surtout quand ce groupe donne toute ses trippes sur scène ! Et dire que 5 sur 6 avaient de la fièvre (il fait vraiment froid dans la bay, surtout sur cette ile… mais avec Modest Mouse, pas de soucis)


Top :
1/ Modest Mouse
2/ Two Gallants
3/ M Ward
4/ Built To Spill
5/ Devil Makes Three

Daubes :
1/ Spoon
2/ Clap Your Hands Say Yeah

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lundi 27 août 2007

4th Annual Songwriters Festival

Le 26 aout, je suis allé voir celà :

4th Annual Songwriters Festival

12:00 PM, Sunday, August 26, 2007
Garden Theatre, Montalvo

12pm–8pm. Line up: James McMurtry, Buddy Miller, Kelly Joe Phelps, Carrie Rodriguez, Robin Holcomb, Jesse Sykes, Tony Scherr, Etienne De Rocher, Paul Sprawl, Karen Pernick.

Je vous écris la review après 3 mois de retard, donc, ça va être tendu...

Je me rappelle qu'il y avait 2 scène, un petit théatre et un amphi en plein air, que celà se passait dans un ancien hotel de lux pour milliardaires d'avant la crise de 29 reconverti en centre culturel pour les riches familles de la région.

le premier concert que j'ai vu c'était Etienne de Rocher au petit théatre, comme il n'était pas en concurrence avec l'autre scène, et surtout comme on a bien aimé ses textes, on est resté jusqu'au bout.
Le suivant c'est Paul Sprawl dont j'avais un album que j'adorais en prépa 5 ou ans avant: Buit Suitcase. C'est même le seul album de lui que je connaisse. je découvre qu'il en a au moins 5 autres (celui ci n'étant même pas en vente sur place). Seul avec sa gratte, il m'a fait vraiment frissonné avec son blues épuré. Un très bon concert.
On a enchainé sur la 2ème moitié du concert de
Carrie Rodriguez. La country de la petite texane était un peu inégale d'un titre à l'autre, mais pourtant très agréable.

[à partir de là, j'ai un trou, je modifierai cette partie au fur et à mesure que les souvenirs me reviendront]

Je me rappelle avoir vu Jesse Sykes dans le petit théatre. Si je m'en souviens, c'est parce que le fescriptif du programme m'avait marqué "la johnny cash en femme". Je me rappelle avoir dit que c'était n'imp en la voyant, mais impossible de dire si j'avais aimé ou pas (et pourtant je me rappelle de sa gueule, de son groupe, etc.... ça va bien me revenir)

[à partir de là c'est bon]

On termine sur les 2 têtes d'affiches du festival. Buddy Miller puis James McMurtry. 2 Grands noms du rock-contry. Ces papys assurent sur scène dans leur styles. mais l'attraction de leurs concerts, c'est quand même les dizaines de papys (je pense qu'on est les 2 seuls étudiants du public...) qui vont devant pour danser.

En ce qui me concerne, ce fut une très bonne journée, même si j'ai eu peu (ou pas) de bonnes surprises. Ca fait toujours plaisir d'enfin voir des groupes qu'on a aimé étant jeune (Paul Sprawl)

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lundi 20 août 2007

Rock The Bells

Rock the Bells @ Hyundai Pavillon Glen Helen, San Bernardino – 11/08/07

Je fais tout mon possible pour m’intégrer à la vie californienne, je prends donc la freeway 15 dans une Pontiac en écoutant du Weezer.
J’arrive sur place à 10h30. L’ouverture des portes est à 11h00 et la file d’attente est longue.
Pour ne pas faire de conneries, je me renseigne, ou du moins j’essaie, les gens semblent au courant de tout et de rien, je trouve finalement un gars du festival qui me dit que je suis dans la bonne file, et qu’il faudra que je passe au guichet WillCall pour avoir mon ticket avant d’aller a l’entrée (j’ai acheté mon billet online).
Vers midi 15, après une première fouille et l’obligation de mettre ma bouteille d’eau a la poubelle, on me dit une fois que je l’ai atteint que le guichet qu’on m’a dit indiqué et qui pourtant portait bien la mention WillCall ne faisait pas les tickets WillCall ce jour la, et que je dois aller a la main stage box office…
Comme je suis malin, je découvre que les navettes en voiturettes de golf ne sont pas réservées a ceux ayant un pass vip, et surtout qu’elles me mèneront tout droit la ou je veux.
Midi 30, je découvre donc l’immense file d’attente qui mène a ces fameux guichets… Je gruge, et j’arrive à me placer a mi chemin (Dieu merci), malgré 2 bondasses de LA qui me traitent de Asshole. Mes voisins de files sont deux « anarchistes » de l’Utah qui ont fait plus de 1200 km la veille pour venir en voiture. Ce fut très instructif de discuter avec eux, enfin surtout pour eux, a les écouter ils vivent dans un état répressif dirigé par des mormons flagellants les privant d’alcool : les bières dans cet état ne peuvent pas dépasser 3% d’alcool, et les alcools forts ne peuvent être achetés que dans des magasins d’états très contrôlés. Je réponds donc a toutes leur questions sur l’Europe, l’absinthe, le cannabis, les partis politiques, … Ils sont fascinées de découvrir a quel point c’est différent de l’Utah, déjà que la Californie et l’Utah sont déjà très différents…
1h45 plus tard, j’arrive EN-FIN face aux guichets, je me colle à la vitre du guichet pour profiter de la clim. Ah oui, j’ai oublié de dire que San Bernardino c’est a presque une heure de route a l’Est de LA, donc c’est le désert (ou presque), et il fait très chaud (la météo annonçait 100°F a l’ombre ce jour la…)

10$ la grande bière (environ 60cl) : ce festival va me couter une fortune… heureusement que j’ai fait des sandwichs…

Mais la première chose est de chopper les horaires quelques part… au stand info on me dit qu’il me faut recopier les nouveaux horaires… génial…

Direction la scène 2 car il n’y a pas d’ombre devant la scène principale (si j’ai bien compris les horaires, y’avait EPMD qui y jouait a ce moment la). En fait la scène 2 est jumelle à la scène 1. Des qu’un concert termine sur la scène 1, un autre commence sur la scène 2. Ce n’est pas mal du tout comme system. Ainsi j’enchaine (à l’ombre de la régie) The Coup puis MR. Lif. J’ai bien aimé The Coup, c’était funkie, y’avait des guitares, une basse, un saxe, bref c’était bien différent de tous les classiques 2 (ou +) MCs plus un DJs que je verrai dans l’après midi (comme MR Lif notamment, qui en fait n’était pas mal).
Je file ensuite vers la grande scène car suivant les nouveaux horaires devrait s’y produire Mos Def ! Je poirote devant 25 minutes (normalement l’écart maximum entre 2 concert sur cette scène est de 15 minutes) mais Mos Def n’arrive jamais, j’ai l’impression qu’il a été annule ou décalé et que le MC de Supernatural assure l’intérim. Tant pis, pas de Mos Def. Donc retour aux scènes jumelles. Le hip hop de Brother Ali me plait bien, 2 filles du public m’expliquent qu’en fait, qu’il y a aussi Cage sur scène et que c’était pour cela que le concert avait été rallongé.
Le concert de Sage Francis qui suit est vraiment très bon, ca m’a fait un peu la même sensation que la première fois que j’ai vu Saul Williams (sauf que Saul Williams boxe quand une ou 2 catégories au dessus). Les annulations ont du bon, car Sage Francis a joué 15 minutes de plus que « prévu ».
J’hésite ensuite à rester pour Felt, ou d’aller voir Public Ennemy. Comme Felt est en retard (au moins 10 minutes…), je vais voir Public Ennemy. Grosse erreur. C’est mou, chiant, et déjà vu. Y’a quand meme un ou 2 titres pas mal, mais c’est bof.
L’autre point négatif de ce concert, c’est que les kids latinos campant dans la fosse y sont toujours en masse depuis le début de la journée. Y’avait pas moyen de s’infiltrer « pendant mos def », ca ne s’est pas arrangé depuis. Tant pis je verrai les rage   de loin, très loin… (Il y a 65000 spectateurs en tout…) et comme The Roots jouent après, y’a plus moyen de tenter d’aller chopper une meilleur place (ni de jeter un œil aux scènes jumelles)

Arrivent donc la très nombreuse troupe de The Roots. C’est impressionnant pour un festival hiphop, d’ailleurs 90% du public semblent ne rien comprendre. Trop rock, et trop complexe pour les amateurs de hiphop, pas assez brut et rebelle pour les fans des rage , peut être ? J’ai presque envie de dire trop classieux. En tout cas, le groupe ne se décourage pas, et au bout de 20-30 minutes la fosse semble enfin commencer par apprécier. Les nouveaux morceaux s’intègrent a merveille dans leur show, et finalement le public en redemandait a la fin, allez comprendre, c’est ca The Roots.

A partir de maintenant, vont s’enchainer les 3 têtes d’affiches de la journée. Il n’y a plus de concerts sur les scènes jumelles, et les 65000 spectateurs se massent devant la grande scène.
Cypress Hill ouvre donc la série, avec son roi squelette gonflable. Leur concert sera incisif, percutant et provocateur, comme d’hab en fait… sauf que cette fois ci, je suis moins dans le coup que les autres fois, et que ca me touche beaucoup moins.

L’accueil du Wu Tang par le public et ses dizaines de milliers de pairs de mains formant le fameux « W » m’auront fait presque douter de la véritable tête d’affiche du festival. Le son a bon être parfait, la mise en scène exceptionnelle, les temps morts inexistants, l’ambiance incroyable, j’ai du mal à me retrouver dans la « mythologie » perso du groupe. Probablement, contrairement au public, je n’ai pas de nostalgie pour ce groupe qui fut surement le groupe de rap le plus innovateur de son époque.

Aussi bizarre que ca puisse paraitre, la tête d’affiche du plus gros festival de rap/hiphop de la planète est un groupe de rock. Certes un groupe fusion fortement influencé par le rap primitif des 80s, mais quand même. De toute façon, le but de ce festival est de promouvoir le hiphop, nul doute qu’avec leur simple présence les Rage Against The Machine contribuent à casser le clivage rock/rap (j’ai aperçu des metaleux tout de ManOwar vêtus dans la foule !)
Je regrette vraiment de ne pas avoir fait cette review plus haut, car maintenant je commence par douter de la setlist qui dans le desordre devait quand meme ressembler a peu prêt a ca :
Testify
Bulls On Parade
Vietnow
Guerrilla Radio
Bombtrack
Sleep Now In the Fire
War Within A Breath
People of The Sun
Down Rodeo
----
No Shelter
Killing In The Name
Bullet In The Head
----
Know Your Enemy
Freedom
Township Rebellion

Une setlist donc quasi parfaite en ce qui me concerne (même si c’est toujours trop court…) ils ont commencé « en douceur » par Testify, Bombtrack a été orgasmique tout comme Vietnow que je n’osais même pas espérer voir (mon morceau préféré en dehors de l’album éponyme), les rappels très intenses, je ne parlerai même pas du public qui était vraiment déchainé (j’ai jamais de pogo aussi massifs se former aussi loin de la scène, mes cotes s’en rappellent encore)
Le discours de Zach est toujours aussi engagé. Toutefois, je me demande s’il n’y avait pas une pointe d’ironie quand il nous disait qu’on (le public) était probablement « the best génération », alors que cet échantillon de génération allait voir des festivals à 70$ la journée, avec un parking à 20$, la bière à 10$ en portant des teeshirts du Che a 25 ou 30$. Il suffit d’avoir les moyens pour être les meilleurs ?

Top:
1/ Rage Against The Machine
2/ The Roots
3/ Sage Francis
4/ Cypress Hill
5/ Brother Ali

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samedi 7 juillet 2007

Musiques en Stock @ Cluses, 06.07.07

Musiques en Stock @ Cluses, 06.07.07

pfff, rigueur budgetaire oblige, pas de concerts depuis 2 mois pour moi.
et encore si cette soirée n'était pas gratuite je n'y serais pas allé (pas si gratuite que ça, j'en ai eu pour 20€ de biere verte quand même Surprised)

Pour débuter un groupe suisse: Hells Kitchen.
C'est un trio blues rock assez classique sauf que la batterie est composée de tambours de machine à laver ou autre trucs du genre. c'est pas en fait.

Ensuite, les Datsuns  .
la premiere fois que je les avais vus (il y a 4 ou 5 ans?), c'était très clairement un revival led zep.
maintenant c'est un groupe de garage avec qqs relants de led zep ou de motorhead.
c'est bizarre, à l'époque je leur reprochais d'etre trop "copie de led zep", et aujourd'hui je regrette qu'ils se soient trouvés une identité.
le concert est bon malgré tout, mais je préfère 10 fois réécouter leur premier album dans ma voiture. Confused

pour finir tenez vous bien... le DKT/MC5 !
et dire qu'ils remplacaient l'ignoble groupe à cris de canards Yeah Your Hands Say Clap.
si y'avais bien un groupe que je ne pensais jamais voir, c'était bien eux (datre unique en europe à ce qu'il parait Shocked )
je suis très content de les avoir vus, mais je dois avouer que je m'atendais à mieux: j'ai entendu des tas de reprises bien mieux que leur tubes originals.
de plus, c'était grisant de voir tout le public se casser au bout de 2 chansons...

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mardi 28 novembre 2006

Periscope Tour

faute de mieux, je suis alle voir macdze carparte + kaolin + rhesus (je me fais dans ma ville de merde, pas de concerts en 2 mois ) je connais pas les 2 premiers groupes, et j'ai plutot apprecie les 2 premiers groupes, aux styles bien differents: macdze carparte bien energique avec un bon son de gratte (les Les Paul ca aide), et kaolin un groupe tout sorti de la mouvance pop rock des annees 2000, mais bien meilleurs que la plupart de ses homologues d'outre manche qui font les unes de NME. ils ont eu la bonne idee de mettre Rhesus a la fin. l'eternel futur espoir du rock francais est comme a chaque fois que les vois, plus mauvais que la fois d'avant. d'un cote leur jeu est de plus en plus stereotipe, et de l'autre le batteur (le seul point positif que j'avais releve la derniere fois que je les avais vus) semble de plus en plus bride. bref, je suis bien content, et comme ca j'ai pu rentrer 1 heure plus tot chez et ainsi eviter de me tapper les "bouchons" du parking de la salle.

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mardi 29 août 2006

Pukkelpop 2006, Samedi

Pukkelpop Festival (B) - Samedi 19 aout 2006

Pas de photos aujourd'hui, ma 2eme batterie est morte sans même avoir servie...
Voilà une journée, où rien ne botte vraiment sur le papier, j'y vais donc en touriste, en prenant bien soin d'éviter toutes les merdes du jour (et du festival) genre keane, him, lostprophets, antarctic monkey, panic! at the disco, etc...

On commence par Nick Oliveri and the Mondo Generator, l'ancien bassiste de Queens of The Stone Age viré il y a peu par Josh, s'est formé un groupe de métal pas trop mal, mais il leur manque 1 chanteur (car nick ne s'est que braillé). Ce groupe ne dégage aucune âme, et une fois la technicité passé, on s'emmerde. De toute facon, j'attendais rien de ce groupe, vu que j'aimais pas le QOTSA en live avec Nick Oliveri (pour moi son départ est la meilleure chose qui soit arrivé au groupe).
Comme on arrive pas à se trouver une place pour Joan As Police Woman (ca avait l'air pourtant pas mal vu de l'exterieur du chapiteau), et qu'on cherchait autre chose que la soupe pop que propose Midlake , on fait un ptit tour du site et on va se chopper sa casquette publicitaire fluo comme tout le monde.

Retour devant la grande scène pour Eagles of Death Metal, voici encore un rejeton de QOTSA, mais cette fois ci créé par Josh. On reste pas longtemps car il faut bien reconnaitre, qu'une fois le côté autodérision et la moustache du chanteur, il ne leur reste pas grand chose, surtout si on les a déjà vu et revus. De plus Josh ne les accompagne pas sur cette tournée (c'est un peu l'arnaque ce groupe en fait, suivant le combo présenté...)

Et voilà, le pukkel redevient lui même. On se fait chier pendant pendant 2 3 heures, et paf d'un seul coup il y a 2 groupes qu'on veut voir pile en même temps. Tans pis pour Cursive, j'irai voir 65 Days Of Static.
Bonne pioche, bien plus incisifs que Mogwai, ce groupe "post-rock" de Sheffield (décidement le nord du Royaume Uni sort pas mal de bons groupes) va m'infliger une de mes plus grosses claques de ce festival. Je m'attendais à quelque chose d'énorme, j'ai eu quelque chose d'innomable. Shocked
Après ca, que faire ? que voir ? Il n'est que 16h10 pourtant, et j'ai déjà l'impression d'en avoir eu pour ma journée. Donc, ce sera buvette + frites, histoire de comprendre ce qui vient de nous arriver.

Les ricains !!! (pronconcez tchick tchick tchick) sont très attendus (le chapiteau est plein), pourtant le public est comme d'hab, inerte... Comment rester impassible dans ce groove funky ? !!! s'est donné du mal pour faire bouger tout le monde, mais sans succès, malgré un bon concert...

AmenRa fait parti de cette niche musicale du post-rock à son métal (comme Isis, Cult of Luna, ...), j'avais beaucoup aimé ce que j'avais écouté d'eux, pourtant leur concert va me paraitre quelconque. A t on déjà fait le tour du genre musical ? Ou bien est ce que Isis a placé la barre trop haute ? Je ne sais pas vraiment. En tout cas, on préfère aller dancer un peu.

On enchainera plusieurs DJ ou groupes de DJs.
Le premier Kelley Polar fait une zik pleine de violons synthétiques ou de clapsclaps, l'ambiance est bonne. Tant mieux.
Le second Technasia nous sort une bonne techno bien efficace. Ca défoule.
Avec Justice ensuite, je vais être quelque peu décu. J'attendais plus d'eux, mais peutêtre que le fait d'avoir vu technasia juste avant en est la cause, puise que les 2 se servent pas mal dans le même stock de sons. Tant pis, mais si j'ai l'occasion, j'essaierai de les revoir.
Voici enfin Coldcut, la tête d'affiche de la partie "electro" du site. Le duo qui figure parmi les créateurs du fameux label Ninja Tunes se présente à 4 pour pouvoir atteindre le perfectionnisme qu'ils affectionnent tant en live. Leur show audio-visuel en direct est tout simplement parfait. Je me régale, et je me demande si le duo de pompiers qui jouera en fin de soirée pourra rivaliser...
Ma journée électro se terminera avec DJ Mylo, l'écossais a bon se défonser, je crois que j'ai eu ma dose d'electro pour la journée (et même surement pour l'année): mes jambes n'en peuvent plus après avoir danser presque 3 quarts d'heure sur son set.

Donc direction la Marquee, où sont attendu Belle & Sebastian.
Mais que se passe t il ici ? Suis je encore au pukkelpop ? Un festival puant ? Je ne comprend pas vraiment ce qui s'est passé, toutes les filles présentes ont quitté leur costumes de festivalieres pour leur tenues de fans de belle & Sebastian. Pantalon noir, chemisier rouge, petits souliers à petit talon, chignon BCBG et maquillage élegant et discret, remplacent shorty, teeshirt jackass, vans, casquette fluo et maquillage version Avril Lavigne. Finalement ca fait plutôt plaisir de voir ce changement de faune festivaliere, ca met tout de suite dans l'ambiance.
à peine arrivé, le chanteur Stuart Murdoch a déja conquis le public avec quelques mots chaleureux. D'habitude, je suis pas fan des groupes qui se veulent trop proches du public, car je trouve que c'est un moyen mesquins de masquer une certaine misère musicale. Mais là ce n'est absolument pas le cas, entre 2 titres pop aux mélodies et aux textes subliment écrits et parfaitement interprétés, le chanteur s'adresse à nous, nous fait des confidences, nous parle de sa copine, demande si une nana du premier rang a du masquarat dans son sac à main, fait monter une fille pour mettre en scène une chanson présentant un premier rendez vous dans un club pop... Bien sur, ca fait partie du folklore du groupe, mais ca marche ! Pour la premiere fois du festival, l'ambiance est bonne, et même très bonne. Tout le monde danse, tout le monde sourit, tout le monde chante, tout le monde est content... et moi le premier ! (et pourtant j'étais pas devant).
J'ai rarement vu un concert aussi rafraichissant, et aussi touchant que celui ci, à tel point qu'à la fin du show, j'ai l'impression d'etre devenu un vrai bisounours.

Hors de question après ca, d'aller voir Pennywise, le choc serait trop brutal. Je me rabat donc sur Daft Punk. Le plus célèbre duo de pompier des clubs a mis le paquet point de vue lumieres et mises en scène. Certes, j'assiste au light-show le plus impressionnant qu'il m'ait jamais été donné de voir, mais musicalement ca vaut pas un clou. Mais que font ces 2 zigotos du haut de leur pyramides ? Mais est ce bien les Daft Punk sous ses masques de pompiers ?
J'en suis pas vraiment sur, vu que les 2 types sur scènes semblent passer des disques déjà tout pret, et n'ont apparement à leur disposition qu'un bouton pour augmenter les basses comme sur ma chaine hifi bon marché.
je me refuse de partir trop vite, j'espère alors que Aroud The World va changer la donne. Et bien non... Je m'attendais à un truc énorme avec une putain de montée pendant 10 à 15 minutes, et j'aurai qu'une version club legerement remixée. Quel gachis compte tenu du potentiel qu'a ce titre. peut-être ai je une version trop Rock de la musique, et que la notion de montée n'existe pas dans la house club ? En tout cas, j'ai le sentiment d'avoir en face de moi la plus grosse arnaque "live" de l'année. J'aurais presque préféré voir pennywise c'est dire...

Top5
1/ 65 days of static
2/ belle & sebastian
3/ colcut
4/ !!!
pas de 5/

Ainsi se termine mon pukkelpop.
J'aurais mieux fait de m'arrêter sur Belle & Sebastian.

En conclusion, le pukkelpop est un festival pas trop mal organisé, la biere est toujours meilleur que la Kro à l'eau ou que la Becks que je me tappe habituellement en festival.
Par contre, les horaires sont mal foutus, la bouffe hors de prix et dégueux, le site est une poubelle (impossible de s'asseoir ailleurs que sur des frites et la tonne de mayo qui va avec...), et l'ambiance est horrible.
1 bon tiers du public est composé de teenagers écoutant du punk à roulette, et tout de vans ou de jackass vétu.
le 2eme tiers sont des vieux qui profitent de l'occasion pour se retrouver et passer la journée à la buvette.
le reste c'est soit des fans d'electro qui ne sortent jamais de la partie electro du festival (on les comprend, vu que c'est le seul endroit où l'ambiance est bonne...)
soit des gars comme moi qui se demande qu'est ce que c'est que ce festival à la con ou personne ne s'amuse...

voilà, si je l'ai fait c'est uniquement pour voir UDS, et si j'y retroune, ce sera soit pour un groupe soit pour l'affiche.


Top5 du festival:
1/ josé Gonzáles
2/ Urban Dance Squad
3/ The Dresden Dolls
4/ 65 days of static
5/ Belle & Sebastian

Posté par Babass à 14:17 - Festivals - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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