samedi 10 mai 2008
Herbe En Zik @ Besancon - 03.05.08.
Bien drôle de festival que voila.
Passons sur le nom riducule du festival qui ne doit plaire qu’aux
djeunz, ou sur l’odeur de pisse moisie et les frittes dégueux qui
rappellent le très sinistre pukkelpop
Mais j’ai bien eu l’impression de vivre une fresque grandeur nature pour la prochaine campagne de “tu t’es vu quand t’as bu ?”
Si vous voulez arrêter définitivement de boire, il y a mieux les
éventuels patchs, cures de désintox ou les réunions des Alcoliques
Anonymes : prenez un pass 4 jour pour un festival comme l’Herbe En Zik.
Les vingtaines de gars se pissant sur les pompes en refaisant le
monde devant la buvette, toutes les filles se vomissant dessus en
rigolant, sans compter les dreadeux puants et hurlant des «
ahiiiiiiiiiiiiiiiiii » à tue-tête, devraient être pour tout alcolique
normalement constitué un choc tel qu’il brulera tous ses derniers
tickets boissons avant qu’il ne soit trop tard.
Si bien entendu, cela ne suffisait pas, il y a de plus électrochoc
encore : Regarder les groupes que ces gens là aiment. 25 minutes de Svinkels, 5 minutes de Yules ou 3 minutes d’Aldebert (le bénabar pouetpouet local) rendraient sobre pour toujours le plus endurci des skouss.
Mais bon, tous n’a pas été à jeter dans ce festival.
Les gens normaux finissent toujours par se retrouver, et à se proteger
des festivaliers enragés, lancant des discussions interessantes comme «
un poil decevant le dernier Firewater … putain ils passaient à Besac la
semaine derniere … ouais je sais, j’ai pas y aller, j’étais allé voir
Nick Cave »
Niveau musique, on retiendra les très rigolos Fancy
: un jeune groupe typiquement parisien qui plagie (rassurez moi, ils ne
se prennaient pas au sérieux quand même?) tout ce que The Mars Volta
peut faire de pire (les pauses de Cedric, etc…), DJ Missil
une jeune fille dont le mix alternera du bon comme du pire (je pense
que son set était trop long, et gagnerait à raccourci de moitié, sans
compter qu'elle utilise trop et mal son micro), et bien entendu Ez3kiel
dont l’electro rock est toujours aussi puissant et efficace en live
(même si les 2 batteurs font un peu trop de cinéma à mon gout). Leur
dernier album - Battlefield - est même encore plus convaincant en live.
Heureusement que la météo était parfaite.
Ah si, dernier point positif. Après un public et une prog si
attroces, j’ai perdu une bonne partie de mon aigreur naturelle, et je
vais aborder les eurocks avec plein de positivisme.
Out', Gacks et Babass à l'herbe en Zik.
dimanche 4 mai 2008
Nick Cave & The Bad Seeds - Marseille vs Paris
La dreamteam est de retour sous une formation différente.
Le 3-3-2 a été abandonné et remplacé par un 3-3 et demi.
Les # 10 – Nick Cave – et #7 – Warren Ellis se sont reconvertis en 9 et
demi, devenant ainsi de véritables électro libres, même si Nick Cave
garde son role de meneur de jeu. Ces repositionnements signifient en
fait les quasi disparition du violon et surtout du piano des tactiques
de l’équipe.
James Johnston ne figure plus sur la feuille de match, et Conway Savage (clavier) joue seulement par intermittence.
Bien entendu, le trio défensif rock imparable
batterie-bass-batterie a éte reconduit, tout comme le désormais vétéran
Mick Harvey.
Le match allé a eu lieu à Marseille, le 26.04.08. au Dock des Suds,
tandis que le match retour au Casino de Paris 3 jours plus tard.
Les grandes formations se doivent de pouvoir jouer sur tous les terrains.
Aussi bien dans une salle rock comme à Marseille (un entrepôt
reconverti en salle de concert) que dans une prestigieuse salle
parisienne.
Bien entendu, le son n’est pas le même. Il est vraiment parfait à
Paris, mais je pense que j’ai quasi préféré le son plus brut de
Marseille, qui convenait presque mieux aux compositions très rock du
dernier album. Night of the Lotus Eaters - qui ouvrait les 2 soirée – m’a ainsi paru bien plus percutant à Marseille. Et 1-0 pour Marseille.
Même sentiment, un peu plus tard avec Deanna que
j’ai trouvé bien meilleure à Marseille, et qui surtout arrivait me
semble t il trop tôt dans la soirée parisienne. En fait, l’ordre des
chansons me paraissait mieux choisi et surtout l’enchainement plus
fluide à Marseille. 2-0.
Mais Paris n’a pas dit son dernier mot . Si sur les morceaux les plus rocks Marseille l’emporte, sur les « classiques » comme The Ship Song ou même Red Right Hand, le son parfait de la salle parisienne faisait la différence. 2-1.
Autant on a trouvé la soirée rapide à Marseille, autant, à Paris
l’équipe se plait à jouer les prolongations. Quelques morceaux seront
joués en plus, dont Nobody's baby now ou Get Ready For Love, ce qui
nous laissera moins à la fin du match sur notre faim qu’à Marseille.
2-2.
Le seul morceau au piano de la soirée Marseillaise – le classique Into My Arms – a quant à lui été remplacé par Far From Me
! Oui ! Far From Me ! Bordel, il me semble bien que ca fait vraiment
longtemps que ce morceau n’a pas été joué, en tout cas c’était la
première fois que je le voyais ! 2-3. Et même 2-4 ! Bordel ! Paris
reprend l’avantage.
Le 12e homme aura eu un rôle déterminant dans ce match au sommet.
Et sur ce point, on aura eu une très nette victoire du public
marseillais. Certes on est encore loin des publics étrangers qui vivent
vraiment pour le foot … euh pour Nick Cave, mais autant le public
marseillais a été réceptif et réactif (malgré la chaleur à crever),
autant on a été gavé par des « on veut Ze Merci Site » à Paris. 3-4
Je me retrouvais avec une place en trop sur les bras à Paris. Du
coup, j’ai vraiment découvert ce qu’étaient ces connards de revendeurs
au black professionnels qui hantent les concerts de la capitale.
Heureusement, j’ai pu cette place juste avant le début de concert. 4-4
Si le public marseillais l’emporte, mes compagnons de concerts
auront été aussi accueillants à Paris qu’à Marseille. De même pour les
after et before vraiment tout aussi sympas. 5-5.
Reparlons un peu de ces soirées.
Pour conclure, j’aimerais souligner les prestations de Warren
Ellis. Ce qu’il est en train de faire dans les Bad Seeds est une
véritable révolution. Non seulement, il partage la vedette avec Nick
Cave sur les devants de la scène, lui qui avant n’était que le génial
violoniste au fond à droite, qu’on apercevait à peine. Mais en plus,
pour la première fois, un membre des Bad Seeds participe à ce point à
l’écrire. L’esprit ROCK du dernier album - Dig, Lazarus, Dig !!! –
c’est lui, la folie d’un We Call Upon The Author (ou même de
Grinderman) c’est lui.
Avant, Nick Cave faisait à lui seul minimun 90% de SES albums. Là,
il ne reconnaît en avoir fait que le tiers seul. Presque la moitié de
l’album aurait été faite par le duo Cave/Ellis.
Cette complicité avec Warren change incroyablement aussi le
groupe. Du coup, on découvre un Nick Cave très décontracté et surtout
blagueur, n’hésitant pas à revenir en teeshirt pour les rappels pour
être encore plus à l’aise.
Cependant, la prestation du « nouveau » Warren m’a paru encore plus convaincante à Marseille. La mayonnaise de We Call Upon The Author a par exemple bien mieux pris la bas.
C’est peut etre aussi pour ca, que j’ai trouvé le concert de Marseille
bien plus rock (et celui de Paris un peu plus « Bad Seeds ») 6-5
Très courte victoire de Marseille finalement dans ce derby.
Surement parce que j’ai déjà vu plusieurs fois Nick Cave avant cette
tournée, et que le show de Marseille m’a paru le plus « révolutionnaire
» (j’imagine aussi que l’effet de « surprise » a beaucoup joué en la
faveur de la première date)
Bref, pour le moment, c’est vraiment l’émotionnel qui me fait
placer Marseille en premier. Peut être qu’avec le recul, les atouts du
pourtant imparable concert Parisien l’emporteront (son parfait, durée,
Far From Me, etc…)
Cette double review croisée est aussi l’occasion de dire que le
bôjeu, le spectacle, les émotions, le sensationnel, les rebondissements
etc… sont possibles en France, même si le public n’y est pas encore
vraiment réactif.
Thiriez Enculé !
Feuille de match
Marseille (26.04.08.)
Night of the Lotus Eaters
Today's Lesson
Red Right Hand
Dig, Lazarus, Dig!!!
Tupelo
Midnight Man
The Ship Song
We Call Upon the Author
Your Funeral… my Trial
Lie Down Here
Jesus of the Moon
Deanna
Papa Won't Leave You, Henry
More News From Nowhere
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The Lyre of Orpheus
Wanted Man
Hard on for Love
Into my Arms
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Stagger Lee
Paris (29.04.08.)
Night of the Lotus Eaters
Dig Lazarus Dig
Tupelo
Today's Lesson
Red Right Hand
Midnight Man
Nobody's baby now
Deanna
Lie Down Here
Jesus of the Moon
The Ship Song
Get Ready for Love
We Call Upon the Author
Papa won't leave you Henry
More News from Nowhere
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The Lyre of Orpheus
Far From me
Hard on for Love
Your Funeral... My trial
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Stagger Lee

















